Le président du Parlement libanais, Nabih Berry. Photo ANI.
Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a prévenu que le Liban entrait dans une « phase difficile », soulignant la nécessité que les Libanais soient « unis » pour contrer les manœuvres israéliennes contre la souveraineté du pays et le respect du cessez-le-feu.
« Nous serons confrontés à une phase difficile. Les pressions pourraient s’accroître et prendre des couleurs et formes différentes dans la prochaine phase », a mis en garde M. Berry dans un entretien samedi au quotidien al-Joumhouriya. Il a également averti qu' «Israël, à travers son non-respect du cessez-le-feu, s’est fixé pour objectif de saboter cet accord et de renverser complètement la résolution 1701, soumettant ainsi le Liban et l’obligeant à des règles et mesures qui portent atteinte à sa souveraineté et menacent son unité et sa géographie».
Le chef du Législatif a dans ce cadre souligné l'importance de « la stabilité interne et l'unité des Libanais autour de ce qui sert les intérêts du Liban. Donnez‑moi l’unité des Libanais et je vous donnerai la victoire certaine sur Israël ». Il a par ailleurs affiché son « attachement au mécanisme adopté pour surveillance du cessez-le-feu, qui inclut toutes les parties », réitérant que le Liban « respecte pleinement la résolution onusienne 1701 ».
Le nouveau responsable du mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, le général américain Joseph Clearfield, a exprimé jeudi à Beyrouth « l’espoir d’un progrès notable sur l’application du cessez-le-feu et le retrait d’Israël des territoires libanais qu’il occupe ». Malgré le cessez-le-feu instauré en novembre dernier, Israël continue d’attaquer quotidiennement le Liban.
Législatives : Pas de report « même d’un seul jour »
Abordant le dossier des législatives prévues en 2026, Nabih Berry a affirmé que le scrutin se déroulera à temps, rejetant tout report « même d’un seul jour ». « Quiconque souhaite voter parmi les expatriés n’a qu’à venir au Liban et exercer son droit de vote », a-t-il ajouté.
Concernant les objections exprimées par certaines parties pour la tenue des élections sur la base de la loi en vigueur, qui ne prévoit pas le droit pour les expatriés de voter pour l’ensemble du Parlement, il a précisé que « tout le monde était d’accord avec cette loi, et ceux qui s’y opposent aujourd’hui faisaient partie de ses plus fervents partisans lors de son adoption ».
La question sensible du vote des expatriés, qui polarise la scène politique depuis plusieurs mois, menace de paralyser le Parlement et fait craindre un report des élections de mai prochain, voire un vote sans la diaspora. Certains partis, dont les Forces libanaises, veulent amender la loi électorale de 2017. D'autres formations, en tête desquelles figure le tandem chiite Amal-Hezbollah, s’y opposent, préférant maintenir tel quel l’article 112, qui prévoit la création d’une circonscription spéciale pour les expatriés, composée de six sièges, qui viendraient s'ajouter aux 128. Une « solution médiane » a été formulée il y a deux semaines par le Rassemblement démocratique (bloc affilié au leader druze Walid Joumblatt). Elle est axée sur la possibilité de demander aux expatriés de rentrer au Liban pour voter dans leurs circonscriptions pour les 128 parlementaires.



Je rajoute à mon premier commentaire qui n'est pas publié ... que les arrangements de Joumblatt à la Libanaise : je te mets des obstacles en te proposant de venir dépenser ton argent pour voter au Liban montrent bien que nous sommes toujours dans des comportements inadmissibles et des propositions honteuses. Pourquoi devons nous nous saigner pour venir voter? ou bien Berry au vu des milliards qu'il a accumulé en pillant le Liban peut nous offrir le voyage le gite et le couvert, ça fera une belle unité nationale.
12 h 31, le 27 octobre 2025