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Nos lecteurs ont la parole

« La fin de l’histoire n’est pas écrite »

Voir un ancien président de la République française derrière les barreaux provoque un sentiment étrange chez de nombreux Français et francophiles. Étrange, parce qu’il y a dans cette image quelque chose de profondément troublant : la grandeur déchue, l’autorité humiliée, l’histoire qui vacille. Certains s’en réjouissent ouvertement, notamment une partie de la gauche bien-pensante, celle qui s’est érigée en gardienne autoproclamée de la vertu et de la morale publique. Une gauche prompte à donner des leçons, à s’indigner de la réussite, à diaboliser le pouvoir et à suspecter la réussite économique. Ces adeptes d’une morale sélective, qui veulent interdire les vols d’avion au nom de la planète et annuler les grands symboles au nom de l’égalitarisme, ne cherchent pas la justice. Ils cherchent à abattre ce qui les dépasse, à rabaisser ce qui s’élève, à affaiblir les forts. Nicolas Sarkozy, qu’on l’aime ou qu’on le critique, incarne cette France de la volonté, du mouvement, du refus du renoncement. Un homme d’action, souvent dérangeant, parfois excessif, mais toujours animé par la conviction qu’un chef d’État doit tenir debout, même face aux tempêtes. Aujourd’hui, on voudrait réduire son parcours à quelques lignes de procédure, à des affaires, à des interprétations. Mais derrière ces détails, il y a un homme d’État, un patriote, un bâtisseur.

Je me souviens du président qui n’a pas hésité à risquer la colère du Mexique pour défendre Florence Cassez, une jeune Française injustement emprisonnée. Il s’est battu avec acharnement pour obtenir sa libération, allant jusqu’à solliciter l’intervention du pape Benoît XVI. Ce jour-là, il a agi en président de tous les Français, sans calcul ni compromis.

Je me souviens aussi de l’homme, des années plus tard, se rendant discrètement au Japon pour soutenir Carlos Ghosn. Il n’y avait ni caméras ni micros. Juste un ancien président qui rendait visite à un capitaine d’industrie français, par solidarité et fidélité. Ce jour-là, il a agi en défenseur des entreprises de son pays, avec la même énergie que lorsqu’il les représentait depuis l’Élysée.

Et je me souviens du dirigeant européen qui refusa, malgré les pressions de Barack Obama, d’appuyer l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Ce refus n’était pas une posture politique, mais un acte de conviction. Il voulait préserver l’identité historique, culturelle et spirituelle de l’Europe. Ce jour-là, il a agi en gardien des valeurs européennes, conscient que la modernité ne signifie pas l’oubli de ses racines.

Alors oui, les affaires existent, les critiques aussi. Mais elles ne devraient pas occulter une trajectoire marquée par le courage, la parole tenue et le service de la France. Les procédures passeront. L’histoire, elle, retiendra la détermination d’un homme qui a toujours préféré le combat à la résignation.

Parce que la grandeur d’un pays ne se mesure pas à sa capacité à condamner ses anciens chefs, mais à savoir reconnaître ceux qui ont eu le courage de le porter haut.

Et comme le disait si bien Nicolas Sarkozy lui-même : « La fin de l’histoire n’est pas écrite. »

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Voir un ancien président de la République française derrière les barreaux provoque un sentiment étrange chez de nombreux Français et francophiles. Étrange, parce qu’il y a dans cette image quelque chose de profondément troublant : la grandeur déchue, l’autorité humiliée, l’histoire qui vacille. Certains s’en réjouissent ouvertement, notamment une partie de la gauche bien-pensante, celle qui s’est érigée en gardienne autoproclamée de la vertu et de la morale publique. Une gauche prompte à donner des leçons, à s’indigner de la réussite, à diaboliser le pouvoir et à suspecter la réussite économique. Ces adeptes d’une morale sélective, qui veulent interdire les vols d’avion au nom de la planète et annuler les grands symboles au nom de l’égalitarisme, ne cherchent pas la justice. Ils cherchent...
commentaires (1)

Vous dites : « Parce que la grandeur d’un pays ne se mesure pas à sa capacité à condamner ses anciens chefs, mais à savoir reconnaître ceux qui ont eu le courage de le porter haut ». Le porter haut, expression grandiloquente là où on attend des « chefs » des actions concrètes, est le minimum attendu d’un élu. Une faute avérée et préméditée, pas une erreur de jugement, sanctionnée, est un signe positif dans un monde où l’impunité règne et où tous les beaux principes sont bafoués, y compris par ceux qui les prônent. Espérons surtout que cela s’applique à tous les détenteurs du moindre pouvoir.

ABDO-HANNA Nicolas

07 h 52, le 25 octobre 2025

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Commentaires (1)

  • Vous dites : « Parce que la grandeur d’un pays ne se mesure pas à sa capacité à condamner ses anciens chefs, mais à savoir reconnaître ceux qui ont eu le courage de le porter haut ». Le porter haut, expression grandiloquente là où on attend des « chefs » des actions concrètes, est le minimum attendu d’un élu. Une faute avérée et préméditée, pas une erreur de jugement, sanctionnée, est un signe positif dans un monde où l’impunité règne et où tous les beaux principes sont bafoués, y compris par ceux qui les prônent. Espérons surtout que cela s’applique à tous les détenteurs du moindre pouvoir.

    ABDO-HANNA Nicolas

    07 h 52, le 25 octobre 2025

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