La ministre des Affaires sociales Hanine Sayed lors d'une tournée à Tyr, le 24 octobre 2025. Photo Ani
La ministre des Affaires sociales Hanine Sayed a déclaré vendredi, lors d'une tournée à Tyr, qu’« une stratégie globale de reconstruction et de relance est en préparation » pour le Liban-Sud dévasté par 13 mois d'une guerre dévastatrice entre le Hezbollah et Israël et régulièrement bombardé par l'armée israélienne malgré le cessez-le-feu.
Affirmant que son ministère œuvre, « dans la limite des moyens disponibles, pour soutenir le sud du pays », Mme Sayed a précisé que le chantier comprend « des projets prêts à être exécutés dans les zones sinistrées, notamment celui financé par la Banque mondiale (BM) à hauteur de 250 millions de dollars, aujourd’hui dans sa phase préparatoire finale, ainsi qu’un projet agricole mis en œuvre par le Conseil du développement et de la reconstruction ». Le prêt de la BM est toujours en attente de l’adoption de la loi correspondante par le Parlement.
La ministre a encore exprimé sa « profonde reconnaissance pour la résilience du Sud et de ses habitants face à l’agression », soulignant que « la région a traversé de nombreuses épreuves en raison des violations israéliennes répétées des principes et des accords internationaux ». Elle a ajouté que son ministère « se charge de la réhabilitation progressive des centres d'aide sociale endommagés dans le Sud, afin qu'ils reprennent du service », mentionnant aussi « les programmes d’aide d’urgence récemment lancés, qui concernent 260 000 personnes recevant une aide financière mensuelle pendant six mois, en plus du soutien accordé aux familles déplacées incapables d’assumer les coûts de logement ».
Mme Sayed a par ailleurs fait état d'une « proposition visant à renommer le ministère des Affaires sociales en ministère du Développement social, dans l’attente de son approbation par le Conseil des ministres ». Selon elle, « la prochaine étape verra l’allocation de fonds au développement social local, en collaboration avec les municipalités du Liban-Sud, afin de renforcer la croissance durable et d’améliorer les conditions de vie des familles et des communautés locales ».
Les efforts de reconstruction, notamment au Liban-Sud, n'ont toujours pas été amorcés, et des habitants de la région accusent les autorités d'inaction. La communauté internationale et les bailleurs de fonds conditionnent les aides financières au Liban et à son armée à la mise en œuvre de réformes économiques et institutionnelles, et réclament des avancées concrètes sur le monopole des armes, incluant le démantèlement de l'arsenal du Hezbollah. Le Premier ministre Nawaf Salam a reconnu que l'État ne dispose pas de « moyens suffisants » pour financer la reconstruction, tout en se disant optimiste quant à l'organisation prochaine d'une conférence internationale pouvait recueillir des financements.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine