Le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich se tient à la tribune du Parlement israélien, à Jérusalem, avant le discours du président américain, lundi 13 octobre 2025. Photo Chip SOMODEVILLA / AFP
Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a déclaré jeudi qu’Israël devrait rejeter toute normalisation avec l’Arabie saoudite si celle-ci était conditionnée à l’établissement d’un État palestinien, rapporte le quotidien Haaretz.
« Si l’Arabie saoudite nous dit que la normalisation est en échange d’un État palestinien, alors non merci, mes amis. Continuez à chevaucher vos chameaux dans le désert saoudien », a-t-il ajouté, selon les propos rapporté par le quotidien. Le site Ynet a rapporté la même phrase, également traduite en anglais.
Mercredi soir, Riyad avait condamné le vote au Parlement israélien de projets de loi visant à étendre la souveraineté israélienne en Cisjordanie, réaffirmant son rejet total de toutes « les violations liées aux colonies et à l’expansion territoriale commises par les autorités de l’occupation israélienne ». Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères avait également réitéré son soutien au « droit légitime et historique du peuple palestinien d’établir son État indépendant dans les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, conformément aux résolutions internationales ».
Le dirigeant de facto du royaume wahhabite, Mohammad ben Salmane, a largement durci le ton à l’égard d’Israël au cours des deux dernières années. Il a dénoncé le « génocide » à Gaza. La normalisation avec l’État hébreu, qui était sur le point d’aboutir à la veille du 7 octobre 2023, - jour du déclenchement de la guerre à Gaza - ne semble plus à l’ordre du jour, le royaume la conditionnant à l’établissement d’un État palestinien indépendant, ou a minima à des engagements israéliens clairs et crédibles en ce sens.



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