Le navire Ocean Viking, qui mène des opérations de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale pour le compte des ONG françaises SOS Méditerranée et Médecins Sans Frontières (MSF), arrive dans le port de Marseille le 29 juillet 2019. Photo AFP/CLEMENT MAHOUDEAU
Sept corps ont été repêchés par les garde-côtes italiens après le naufrage au large de l'île de Lampedusa, dans la nuit du 16 au 17 octobre, d'une embarcation qui comptait une trentaine de personnes, dont onze ont pu être secourues, ont-ils indiqué mardi dans un communiqué.
Cette nuit-là, à la suite d'une demande de coopération des autorités maltaises, un avion des garde-côtes italiens a repéré « un bateau ayant chaviré avec des personnes présentes sur la coque », ont-ils précisé. « Les recherches ont initialement mobilisé un navire marchand de passage et un patrouilleur des garde-côtes italiens, permettant de secourir 11 personnes et de récupérer un corps », ont ajouté les garde-côtes.
Dans un précédent communiqué vendredi, ils avaient estimé qu'une « trentaine de personnes se trouvaient à bord du navire chaviré », situé « à environ 80 km au sud-est de Lampedusa ». Au terme des opérations de recherche, qui se sont étalées sur plusieurs jours, les garde-côtes italiens ont dit mardi avoir repêché sept corps, « ceux d'un homme, de cinq femmes et d'un mineur ».
« Malgré la surveillance continue de l'épave par les forces navales et les plongeurs des garde-côtes, les opérations de récupération se sont prolongées plusieurs jours en raison de difficultés dues à des conditions météorologiques particulièrement défavorables, entraînant à plusieurs reprises la suspension des activités pour garantir la sécurité du personnel opérant », relèvent-ils.
Dans un message posté sur X le 17 octobre, l'ONG allemande Sea-Watch avait fait état d'un « nouveau naufrage en Méditerranée ». « L'Italie et Malte étaient au courant de la présence du navire depuis hier après-midi grâce à Alarmphone (ONG qui recueille les appels téléphoniques des migrants en détresse en Méditerranée, NDLR) mais n'ont envoyé des secours qu'une fois qu'il était trop tard », poursuivait alors l'ONG.
Le même jour, Alarmphone avait écrit sur X avoir « alerté les autorités de la présence d'un bateau transportant environ 35 personnes dans la zone de recherche et de sauvetage de Malte ». « Elles n'ont pas réagi. Le bateau a chaviré ; nous craignons une vingtaine de morts », avait ajouté l'ONG.


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