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Politique - Liban

Achraf Rifi convoqué mardi après une plainte d’un député du Hezbollah

Le député de Tripoli critique sa convocation alors qu’il jouit d’une immunité parlementaire.

Achraf Rifi convoqué mardi après une plainte d’un député du Hezbollah

Le député Achraf Rifi. Photo d'archives

Une audience est prévue, mardi, devant la première juge d’instruction de Beyrouth, Roula Osman, pour interroger le député et ancien ministre Achraf Rifi, à la suite d'une action en justice intentée contre lui par un député du Hezbollah, Ibrahim Moussaoui, il y a environ deux mois, devant le prédécesseur de la juge Osman, Bilal Halaoui.

Contacté par L’Orient-Le Jour, le président du parti du Changement, Elie Mahfoud, avocat d’Achraf Rifi et membre avec ce dernier du « Front de la souveraineté », affirme que son client, connu pour ses positions anti-Hezbollah, est accusé par M. Moussaoui notamment de « menaces contre la paix civile et d'incitation aux dissensions confessionnelles ». « Nous n’avons pas encore été informés de la teneur exacte de la plainte, ni quelles déclarations de M. Rifi sont visées », déclare-t-il toutefois. M. Mahfoud indique, par ailleurs, que son client ne se rendra vraisemblablement pas à l’audience prévue et que des avocats de son équipe s’y rendront pour prendre connaissance des accusations portées contre lui. Il pointe, en outre, « l’inconstitutionnalité » de la procédure, rappelant que son client bénéficie de l’immunité parlementaire. « Aucune poursuite ne peut être engagée contre un député sans que son immunité ne soit préalablement levée », explicite-t-il.

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Peu après le recours de M. Moussaoui, Achraf Rifi et les députés Elias Khoury, Georges Okais, Camille Chamoun (FL) ainsi que l’ancien député FL Eddy Abillamaa et Elie Mahfoud, avaient déposé, le 27 août, une plainte devant le parquet de cassation contre le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem. A ce jour, cette plainte n’a pas encore été transmise à la police judiciaire pour enquête. Ce qui pousse Elie Mahfoud et Achraf Rifi, également contacté par L’OLJ, à s’interroger sur une justice à deux vitesses. « Pourquoi la justice agit-elle contre un parlementaire en violation de la Constitution, alors qu’elle reste inerte face à une plainte visant un responsable du Hezbollah ? », se demandent-ils.

Une audience est prévue, mardi, devant la première juge d’instruction de Beyrouth, Roula Osman, pour interroger le député et ancien ministre Achraf Rifi, à la suite d'une action en justice intentée contre lui par un député du Hezbollah, Ibrahim Moussaoui, il y a environ deux mois, devant le prédécesseur de la juge Osman, Bilal Halaoui.Contacté par L’Orient-Le Jour, le président du parti du Changement, Elie Mahfoud, avocat d’Achraf Rifi et membre avec ce dernier du « Front de la souveraineté », affirme que son client, connu pour ses positions anti-Hezbollah, est accusé par M. Moussaoui notamment de « menaces contre la paix civile et d'incitation aux dissensions confessionnelles ». « Nous n’avons pas encore été informés de la teneur exacte de la plainte, ni quelles déclarations de M. Rifi sont...
commentaires (3)

Y doa y avoir erronation, je ne understand plus: moussanon ki accuse Rifi ou c'est plutôt Rifi ki accuse moussakoi?? Un monde upside tahit...

Wlek Sanferlou

15 h 59, le 21 octobre 2025

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Commentaires (3)

  • Y doa y avoir erronation, je ne understand plus: moussanon ki accuse Rifi ou c'est plutôt Rifi ki accuse moussakoi?? Un monde upside tahit...

    Wlek Sanferlou

    15 h 59, le 21 octobre 2025

  • Et on vient nous parler d’un nouveau Liban et de vraie justice. Lorsque tous les criminels accusés de crimes sur des personnalités politiques qui se comptent par dizaines sont en liberté et qu’on convoque un parlementaire pour avoir dit la vérité sur ce parti vendu, pour dorer son bals on et lui montrer qu’il est le seul à être considéré comme intouchable dans un état bananier qui se prend pour un état de droits. Honte à vous tous, magistrats et politiciens qui continuent d’accepter que les lois soient bafouées et les patriotes humiliés pour ne pas froisser les voyous vendus de notre pays.

    Sissi zayyat

    10 h 44, le 21 octobre 2025

  • Hezbollah accuse M. Rifi par l’intermédiaire de Moussaoui de « menaces contre la paix civile et d'incitation aux dissensions confessionnelles ». C’est L’hopital qui se fout de la charité. N’est ce pas les représentants de ce parti vendu qui ont menacé d’arracher le cœur et l’âme de ceux qui veulent les désarmer et ne cessent de menacer les citoyens libanais de guerre civile et personne, aucun magistrat digne de ce nom, n’a osé les convoquer malgré les plaintes déposées et malgré le fait qu’aucun d’eux ne bénéficie d’immunité ou d’autres excuses que leurs armes pointées sur les tempes des liba

    Sissi zayyat

    10 h 39, le 21 octobre 2025

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