Des figures anti-Hezbollah ayant porté plainte contre le chef du parti chiite, Naïm Kassem, réunies le 16 septembre 2025. Photo ANI
Le député Achraf Rifi, ainsi que plusieurs autres députés anti-Hezbollah ayant porté plainte contre le secrétaire général du parti chiite, Naïm Kassem, ont dénoncé mercredi l’immobilisme de la justice, affirmant que « la plainte se trouve toujours auprès du bureau du juge Jamal Hajjar et qu’elle n’a pas été transmise à la Police judiciaire pour enquête et consultation au procureur général, comme le prévoit la procédure en vigueur ». Et ce, plus de 21 jours après son dépôt.
« Le 27 août 2025, les députés Achraf Rifi, Elias Khoury, Georges Okais, Camille Chamoun, l’ancien député Eddy Abillama et le président du parti du Changement, Elie Mahfoud, ont déposé une plainte pénale auprès du parquet général, sous le numéro 2021/M/2025, contre le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem », rappelle un communiqué diffusé par l’Agence nationale d’information (ANI, officielle). Le chef du Hezbollah est accusé « d’incitation à la guerre civile, d’attiser les tensions confessionnelles et de se rebeller contre l’État ».
Les plaignants affirment avoir décidé, dans ce cadre, de « procéder à une vérification préalable » avant d’entamer des « recours judiciaires auprès des autorités compétentes, notamment le ministre de la Justice et le président du Conseil supérieur de la magistrature ». Ils indiquent également envisager « d’engager des poursuites pénales devant toute instance judiciaire habilitée à statuer sur ce type de plaintes ».
Parallèlement, les plaignants dénoncent « une violation flagrante » après qu’un juge a accepté la plainte pénale déposée par le député du Hezbollah, Ibrahim Moussaoui, contre Achraf Rifi. Cette plainte a été jugée recevable et une audience fixée afin d’interroger le général Rifi devant le premier juge d’instruction de Beyrouth, ajoutent-ils. « Le général Rifi a été informé qu’il devait comparaître pour incitation à la haine sectaire, ce qui constitue une violation flagrante de la Constitution libanaise et de l’immunité parlementaire prévue par celle-ci », affirment-ils, se demandant « comment la justice peut agir contre un député du Parlement libanais qui ne peut être poursuivi, alors que la plainte pénale contre le chef d'une milice menace et continue de menacer la paix civile par sa violation flagrante des lois libanaises ».
Les plaignants réaffirment enfin leur détermination à donner suite à leur plainte contre Naïm Kassem, soulignant leur volonté de « faire respecter le droit et d’appliquer les principes juridiques pour protéger le Liban et son peuple ».



Chaque chose en son temps. On les désarme et puis on passe aux jugements de tous les traitres du pays. Pourquoi croyez-vous que ce parti tient encore à ses armes qui continuent de lui coûter ses cadres et ses membres. Et bien c’est pour éviter que notre état devienne un état de droits où aucune force ne pourrait le défier puisque pas armée. C’est pour cette seule raison qu’ils refusent d’être désarmés. L’occupation du pays comme les destructions qui continuent à le miner, ne les concernent aucunement du moment qu’ils sont armés et qu’ils peuvent menacer l’autorité de leur pays.
13 h 48, le 18 septembre 2025