Un représentant du ministre de l'Intérieur Ahmad el-Hajjar dépose une gerbe de fleurs en son nom sur la tombe de Wissam Hassan à Beyrouth, le dimanche 19 octobre 2025. Photo ANI
Il y a treize ans jour pour jour, l'ancien chef du service de renseignements des Forces de sécurité intérieure (FSI), Wissam el-Hassan, était assassiné aux côtés de l’officier Ahmad Sahyouni, dans l’explosion d’une voiture piégée à Achrafieh (Beyrouth), en plein jour. Un assassinat parmi tant d’autres au Liban qui n’a jamais été élucidé.
À l'époque, Wissam el-Hassan dirigeait la partie libanaise dans l'enquête sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, lui aussi tué dans une violente explosion à Beyrouth le 14 février 2005. Il était alors le chef de sa sécurité, mais ne se trouvait pas avec lui.
Pour cette 13e commémoration, les réactions étaient nombreuses, dimanche.
« Je me souviens d’un frère et d’un compagnon qui a offert ce qu’il avait de plus cher pour défendre l’État et les institutions, et pour rechercher la vérité et la justice », a écrit l’ancien Premier ministre Saad Hariri sur son compte X. Et d’ajouter : « Il est de plus en plus clair que le projet d’édification d’un État ne peut se concrétiser tant que les assassinats qui ont été perpétrés au Liban restent non élucidés. »
Pour sa part, le ministre de l’Intérieur Ahmad Hajjar a déposé dimanche, via un représentant, une gerbe de fleurs sur la tombe de Wissam el-Hassan. Il lui a rendu hommage sur X en appelant à « rester fidèle à ce parcours exceptionnel au service du pays ».
Plusieurs autres personnalités tels que le député Ahmad el-Kheir et le secrétaire général du Courant du Futur Ahmad Hariri ont rendu hommage sur X au responsable sécuritaire assassiné. Pour sa part, le président du Mouvement du changement, Élie Mahfoud, s’est demandé sur son compte X « pourquoi le dossier de l’assassinat de Wissam el-Hassan est toujours dans les tiroirs ». « Il est plus que probable que les détails de l’assassinat sont connus par certains », écrit-il.
« Si l’identité du tueur est connue, qu’est-ce qui empêche de rouvrir le dossier et de poursuivre les coupables ? Il est temps de faire la lumière sur cet attentat », a-t-il conclu.
Le ministre de la Justice, Adel Nassar, avait nommé début octobre onze juges d'instruction à la tête de dossiers d'attentats ou de tentatives d'assassinats non résolus à travers les dernières décennies, « dans le cadre d'efforts pour mettre fin à l'impunité au Liban (...) pour faire avancer les enquêtes sur les assassinats politiques et garantir que les responsables soient traduits en justice ». L'asssassinat de Wissam el-Hassan ne fait pas partie des affaires pour lesquelles un juge a été désigné.



Ce sont les mêmes qui ont assassiné les patriotes de notre pays. La liste est très longue pour être détaillée. Un de nos rêves a été réalisé à l’heure où on ne l’attendait plus, reste un autre rêve à réaliser, celui de voir tous ces assassins qui continuent de menacer et d’exiger, jugés avec la plus grande fermeté afin qu’ils servent d’exemple et de montrer qu’il n’y a pas de prescription pour ceux qui trahissent leur pays. Le temps sur lequel ils misaient à jouer contre eux. Maintenant il faut qu’ils soient punis pour les horreurs et les destructions qu’ils ont commis pour servir un pays etra
12 h 05, le 20 octobre 2025