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Moyen-Orient - Eclairage

En Syrie, le come-back (anachronique) des Omeyyades

Les références à la dynastie arabe pullulent sur les réseaux sociaux et suscitent des controverses.

En Syrie, le come-back (anachronique) des Omeyyades

Ahmad el-Chareh dans la mosquée des Omeyyades à Damas, le 8 décembre 2024. Photo AFP

« Je suis un musulman arabe, pas le subordonné de l’Iran. » Dans un studio aux couleurs sombres, cheveux gominés, tee-shirt noir, le chanteur syrien Majid el-Khaldi célèbre fièrement son identité au rythme d’une musique martiale. Derrière lui, accroché au mur, un tableau à la gloire des Bani Oumayya, la dynastie des Omeyyades qui a régné sur le monde musulman de 661 à 750 puis sur al-Andalous de 756 à 1031. Perché sur une enceinte, derrière une console de mixage, le drapeau aux trois étoiles rouges de la révolution syrienne. Le titre du morceau est explicite : Les Omeyyades, leur essence est l’or. Dans le collimateur de l’artiste, les chiites en général et la République islamique en particulier. « L’histoire des hommes, ô ignorant, comment pourrais-tu la connaître, alors que tous les livres de tes ancêtres sont falsifiés ? »...
« Je suis un musulman arabe, pas le subordonné de l’Iran. » Dans un studio aux couleurs sombres, cheveux gominés, tee-shirt noir, le chanteur syrien Majid el-Khaldi célèbre fièrement son identité au rythme d’une musique martiale. Derrière lui, accroché au mur, un tableau à la gloire des Bani Oumayya, la dynastie des Omeyyades qui a régné sur le monde musulman de 661 à 750 puis sur al-Andalous de 756 à 1031. Perché sur une enceinte, derrière une console de mixage, le drapeau aux trois étoiles rouges de la révolution syrienne. Le titre du morceau est explicite : Les Omeyyades, leur essence est l’or. Dans le collimateur de l’artiste, les chiites en général et la République islamique en particulier. « L’histoire des hommes, ô ignorant, comment pourrais-tu la connaître, alors que tous les livres de tes...
commentaires (5)

Je m’emporte pour rien, mais voilà qu’un rappel récent s’introduit dans le débat. Il n’a rien de religieux, sauf pour le culte du sport, qui selon un convaincu de sa cause dit vouloir rebaptiser la cité sportive d’un ancien président libanais, et qui n’était pas n’importe qui, par le nom d’un chef de guerre martyr de sa guerre de soutien au Hamas. Allons, allons, ce n’est pas ainsi qu’on fait honneur à notre passé…

nabil

14 h 59, le 20 octobre 2025

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Commentaires (5)

  • Je m’emporte pour rien, mais voilà qu’un rappel récent s’introduit dans le débat. Il n’a rien de religieux, sauf pour le culte du sport, qui selon un convaincu de sa cause dit vouloir rebaptiser la cité sportive d’un ancien président libanais, et qui n’était pas n’importe qui, par le nom d’un chef de guerre martyr de sa guerre de soutien au Hamas. Allons, allons, ce n’est pas ainsi qu’on fait honneur à notre passé…

    nabil

    14 h 59, le 20 octobre 2025

  • Pour rappel : cette belle mosquée où se trouve le président intérimaire al Chareh était une cathédrale construite par la communauté orthodoxe de Syrie.

    Hitti arlette

    12 h 39, le 20 octobre 2025

  • Que de bouleversements dans cette région. De "Bilad el Cham", du "Croissant fertile", de "l’Axe iranien", on n’en parle plus, et on a le tournis à les évoquer. ""Damas comme capitale des Omeyyades et de l'arabité, vous la retrouvez dans les poèmes de Nizar Kabbani, dans la voix de Feyrouz qui chante des vers de Saïd Akl sur un air des frères Rahbani "". Et les statues à la gloire des Assad (héros de l’arabité, du nationalisme arabe) sont d’inspiration soviétique. Si l’a composé pour l’arabité ?, J’ai voulu savoir si Ziad Rahbani (désormais au Paradis) a composé à la gloire des Omeyyades.

    nabil

    11 h 29, le 20 octobre 2025

  • Le recours à l’histoire lors de relations entre pays est aussi de l’instrumentalisation, et l’ancien régime alaouite n’a pas manqué de s’en servir, surtout pour justifier l’occupation du Liban, son "frère et voisin". Si j’ai bien compris, c’est devant le zaïm politico-militaire de la communauté des Drouzes que le président El-Chareh a tenu ces propos : ""…Certains viennent se venger (d’eux) pour des événements survenus il y a 1 400 ans !"" Alors là, il ne joue pas ""la carte de l’ambiguïté"", et on voit bien le décalage de statut entre un président non élu démocratiquement et un chef de tribu.

    nabil

    11 h 01, le 20 octobre 2025

  • On ne réclame jamais d’État, comme les Palestiniens, plutôt des régimes, pour que les peuples de la région aspirent à plus de démocratie. L’instrumentalisation d’un passé glorieux, son âge d’or pour faire un "roman national", mais finalement c’est la guerre, toujours la guerre. On l’a vu récemment, quand le président provisoire El-Chareh a voulu étendre son pouvoir sur la région des Drouzes, une frappe, dont l’origine est bien connue, a visé son ministère de la Défense et donc à l’avenir, il doit composer avec ses ennemis pour la création d’un État syrien.

    nabil

    10 h 48, le 20 octobre 2025

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