Le président américain Donald Trump marche aux côtés du prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane, lors de sa visite dans les États du Golfe en mai 2025. Photo AFP
L’Arabie saoudite et les États-Unis ont relancé les négociations sur un éventuel pacte de défense, rapportait le Financial Times vendredi, après que des mois de discussions entre l’État du Golfe et l’administration Biden avaient été brutalement interrompus par la guerre à Gaza.
Le prince héritier Mohammad ben Salmane (MBS) doit se rendre à Washington le mois prochain, pour sa première visite dans le pays depuis 2018, sous le premier mandat du président américain Donald Trump. C’est à cette occasion que le royaume espère faire signer l’accord, selon le média américain.
Lors du précédent cycle de négociations, la normalisation avec Israël était également à l’ordre du jour. Mais depuis la guerre à Gaza, au cours de laquelle Israël a tué plus de 68 000 personnes et que MBS accuse de génocide, la position saoudienne a changé, conditionnant toute normalisation à la création d’un État palestinien.
Malgré une reconnaissance internationale croissante de l’État palestinien, sous l’impulsion de l’Arabie saoudite et de la France, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est fermement opposé à cette possibilité. Hussein Ibish, chercheur principal à l’Arab Gulf States Institute à Washington, a confié au FT que « pour l’instant, la normalisation n’est pas à l’ordre du jour ».
Alors que l’administration Trump reprend le dossier là où celle de Joe Biden l’avait laissé, le nouvel accord serait traité de manière indépendante, précise le média américain qui ajoute que le pacte pourrait prendre la forme soit d’un traité, soit d’un décret exécutif.
Fin septembre, après les frappes aériennes israéliennes menées sur le territoire qatari contre des responsables du Hamas, Donald Trump avait signé un décret exécutif reconnaissant l’« alliance durable » entre les États-Unis et le Qatar et offrant au pays une garantie de sécurité explicite en cas d’« attaque extérieure ». Ensuite, le 11 octobre, le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth avait annoncé que Doha avait reçu l’autorisation de construire une installation militaire dans l’Idaho.
Les États du Golfe ont été ébranlés par l’attaque israélienne, jugée jusque-là inconcevable au regard des liens sécuritaires privilégiés entre Washington et ces riches pays pétroliers. Le 17 septembre, l’Arabie saoudite avait signé un pacte « stratégique de défense mutuelle » avec le Pakistan, qui possède l’arme nucléaire, envoyant ainsi le signal à Washington de sa volonté de diversifier ses alliances et de s’affranchir d’une administration Trump jugée imprévisible.
L’Arabie saoudite demeure toutefois l’un des principaux clients de l’industrie américaine de l’armement. Lors de la visite de Donald Trump à Riyad en mai dernier, la Maison-Blanche avait annoncé un contrat d’armement de 142 milliards de dollars avec le royaume, soit, comme le souligne le FT, le double du budget de la défense saoudien pour 2024.




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Le pacte de defense c,est l,appat pour l,Abrahamisation. MBS est FIN LIMIER.
17 h 36, le 19 octobre 2025