Un pompier éteint les flammes d’un incendie qui a ravagé un complexe de fabrication de ciment à la suite d’une série de frappes aériennes israéliennes, dans le village d’Ansar, près de Doueir, au Sud-Liban, le 16 octobre 2025. Photo Mahmoud Zayyat/ AFP
L'Iran a condamné vendredi ce qu'il a qualifié de « violation du cessez-le-feu » par Israël au Liban, au lendemain de frappes israéliennes dans le sud du pays, bastion du Hezbollah soutenu par Téhéran.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a déclaré que ces raids aériens représentaient une « violation flagrante de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Liban », cité par un communiqué de son ministère.
Le Liban a indiqué jeudi que ces frappes avaient fait un mort et sept blessés, l'armée israélienne affirmant avoir ciblé le Hezbollah et des groupes alliés. Le président libanais, Joseph Aoun, a indiqué que les attaques avaient touché des installations civiles et condamné une violation du cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à un an de conflit entre Israël et le Hezbollah, dont deux mois de guerre ouverte. Depuis, Israël mène toutefois régulièrement des frappes sur le territoire libanais.
M. Baghaï a accusé la France et les États-Unis, garants du cessez-le-feu, de « continuer à rester inactifs » envers Israël face à ce qu'il a qualifié de « violations répétées » de l'accord.
Fondé et financé par l'Iran, le Hezbollah a été très affaibli par le dernier conflit avec Israël et par le renversement en décembre 2024 de son allié Bachar el-Assad en Syrie. L'Iran a également été frappé par des raids israéliens et américains sur ses installations nucléaires lors d'une guerre de 12 jours avec Israël déclenchée par une attaque israélienne en juin.


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