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À Washington, Bsat répète que le Liban entame une nouvelle phase de croissance


Le ministre de l'Économie et du Commerce, Amer Bsat, lors d'une conférence de presse, le lundi 26 mai 2025. Photo Stéphanie Bechara / L'Orient-Le Jour

Le ministre libanais de l'Économie, Amer Bsat, a déclaré jeudi que le pays entamait une nouvelle phase de croissance après des années de crise sans précédent, tout en appelant à davantage de réformes. 

Le Liban table sur une croissance de 5% cette année, la plus forte depuis 2011, a indiqué Amer Bsat lors des réunions annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale à Washington. 

Alors qu’elle estimait en avril 2025 que la croissance de l’économie libanaise atteindrait 4,7 % cette année, après une contraction de 7,1 % en 2024, la Banque mondiale s’attend désormais, dans son dernier rapport régional sur la pauvreté, à une croissance de 3,5 % en 2025 et de 4 % pour 2026. « Nous sommes heureux de constater enfin, après des années et des années de stagnation, une certaine croissance, mais ce n'est pas le type de croissance durable que nous souhaitons », a fait savoir M. Bsat au groupe de réflexion américain Atlantic Council, en marge des réunions annuelles. Le Liban est un « pays où la souveraineté de l'État » est « remise en question », a soutenu le ministre de l'Economie, estimant qu'un État plus fort devrait renforcer la confiance des entreprises. Il a notamment appelé à une série de réformes, en particulier une réorientation des dépenses publiques vers les services et les infrastructures ou encore une réforme de la fonction publique, où même les cadres sont « scandaleusement mal payés ». 

Le Liban est en pourparlers avec le FMI, qui a salué le mois dernier les décisions fiscales et monétaires du pays, mais a appelé à « une approche plus ambitieuse » face à la pression budgétaire, exprimant son inquiétude quant à la suppression des taxes sur les carburants.

« Personne ne va nous imposer de conditions », a rétorqué Amar Bsat, insistant sur le fait que le Liban ne mettait pas en place des réformes pour satisfaire le FMI.

Avant même la guerre entre le Hezbollah et l'armée israélienne, entre octobre 2023 et novembre 2024, le Liban et ses six millions d'habitants étaient empêtrés dans un effondrement économique sans précédent depuis 2019. Entre 2018 et 2021, le PIB s'était contracté de 28% et la livre libanaise avait perdu 98% de sa valeur, entrainant une inflation galopante et une perte de pouvoir d'achat pour la population, selon des chiffres du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Le ministre libanais de l'Économie, Amer Bsat, a déclaré jeudi que le pays entamait une nouvelle phase de croissance après des années de crise sans précédent, tout en appelant à davantage de réformes. Le Liban table sur une croissance de 5% cette année, la plus forte depuis 2011, a indiqué Amer Bsat lors des réunions annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale à Washington. Alors qu’elle estimait en avril 2025 que la croissance de l’économie libanaise atteindrait 4,7 % cette année, après une contraction de 7,1 % en 2024, la Banque mondiale s’attend désormais, dans son dernier rapport régional sur la pauvreté, à une croissance de 3,5 % en 2025 et de 4 % pour 2026. « Nous sommes heureux de constater enfin, après des années et des années de stagnation, une certaine...