Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Israël

Une ex-otage affirme que les captifs auraient pu être libérés « depuis longtemps »


Des soldats et des médecins israéliens accompagnent Ariel Cunio (2e à gauche), anciennement retenu en otage à Gaza depuis octobre 2023 par des militants palestiniens, à son arrivée au centre médical Sheba Tel-HaShomer à Ramat Gan le 13 octobre 2025, aux côtés de l'ancien otage Arbel Yehud (à gauche), libéré lors d'un précédent échange en janvier. Photo d'illustration AFP / Ahmad GHARABLI

Une ancienne otage israélienne libérée pendant une précédente trêve à Gaza a déclaré que tous les captifs auraient pu rentrer chez eux « depuis longtemps » si un cessez-le-feu avait été conclu plus tôt, alors que des proches d'otages récemment libérés commencent à raconter leur calvaire.

Arbel Yehud, qui a été retenue captive pendant près de 500 jours, a pris la parole tard mercredi devant la presse aux côtés de familles d'otages libérés lundi dans le cadre du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, dont son compagnon Ariel Cunio, âgé de 35 ans. Tous étaient rassemblés à l'hôpital Sheba de Ramat Gan, dans le centre d'Israël, où sont soignés une partie des 20 ex-otages.

« Nous aurions pu les ramener depuis longtemps », a déclaré Mme Yehud. Elle a ajouté que l'accord négocié par le président américain Donald Trump aurait pu être conclu plus tôt, ce qui aurait permis de sauver la vie d'un plus grand nombre d'otages. « Alors que nous sommes ici, chanceux de pouvoir embrasser nos proches, des dizaines de familles n'auront jamais cette chance », a-t-elle ajouté.

Lors de leur attaque contre Israël le 7 octobre 2023, les combattants du Hamas ont enlevé 251 personnes qu'ils ont emmenées dans la bande de Gaza. Critique du gouvernement israélien, Mme Yehud avait déjà accusé les autorités de mettre en danger les otages en retardant les négociations.

« Je veux que vous sachiez que lorsque Israël fait capoter les accords, c'est au détriment des otages », avait-elle déclaré lors d'un rassemblement en début d'année. « Leur état se détériore immédiatement, la nourriture diminue, la pression augmente, et les bombardements et les actions militaires ne les sauvent pas, ils mettent leur vie en danger ». La libération de Mme Yehud, alors âgée de 29 ans, le 30 janvier à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, avait été marquée par des scènes chaotiques. Des images avaient montré des hommes armés masqués luttant pour lui ouvrir un passage à travers une foule compacte.

« Un nouveau voyage »

Silvia Cunio, la mère de David et de son frère Ariel, 28 ans, lui aussi libéré lundi, a décrit l'angoisse d'attendre le retour de ses fils après avoir perdu plusieurs membres de sa famille le 7 octobre 2023. « Mes enfants sont rentrés à la maison ! », a-t-elle lancé dans un cri. « Il y a deux ans, un matin, j'ai perdu la moitié de ma famille, deux de mes enfants, deux de mes belles-filles et deux de mes petites-filles ont disparu de la surface de la terre », a déclaré Mme Cunio, en lisant un texte avec émotion. « Le monde s'est effondré sur moi et ma famille en un instant. »

Mme Cunio, qui a émigré avec son mari d'Argentine en Israël en 1986, a participé activement aux rassemblements hebdomadaires à Tel-Aviv pour demander un cessez-le-feu afin d'obtenir la libération des otages. « Pendant deux ans, je n'ai pas respiré. Pendant deux ans, j'ai eu l'impression de manquer d'air. Et aujourd'hui, je me tiens ici, devant vous, et je veux crier haut et fort: David et Ariel sont là ! », a-t-elle déclaré. « Je sais qu'il leur faudra du temps pour se remettre, mais j'ai confiance en mes enfants. »

Kobi Kalfon, le père de l'otage libéré Segev Kalfon, 27 ans, a évoqué les souffrances « extrêmes » endurées par son fils pendant ses deux années de captivité. « Il est important de noter que ses deux années de captivité ont été vraiment difficiles, avec de nombreuses situations extrêmes de famine, de violence mentale, émotionnelle et physique », a-t-il déclaré. « Nous commençons maintenant un nouveau voyage, celui de sa réadaptation. Ce ne sera pas simple, mais nous serons à ses côtés, main dans la main. »

Une ancienne otage israélienne libérée pendant une précédente trêve à Gaza a déclaré que tous les captifs auraient pu rentrer chez eux « depuis longtemps » si un cessez-le-feu avait été conclu plus tôt, alors que des proches d'otages récemment libérés commencent à raconter leur calvaire.Arbel Yehud, qui a été retenue captive pendant près de 500 jours, a pris la parole tard mercredi devant la presse aux côtés de familles d'otages libérés lundi dans le cadre du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, dont son compagnon Ariel Cunio, âgé de 35 ans. Tous étaient rassemblés à l'hôpital Sheba de Ramat Gan, dans le centre d'Israël, où sont soignés une partie des 20 ex-otages.« Nous aurions pu les ramener depuis longtemps », a déclaré Mme Yehud. Elle a ajouté que l'accord négocié par...