Le roi Abdallah II de Jordanie (à gauche), sa femme, la reine Rania (à droite) rendent visite au pape Léon XIV (au centre) au Vatican, le 16 octobre 2025. Capture d'écran d'une vidéo publiée par la chaîne américaine APT.
La scène est cocasse. Au moment de prendre la pose pour une photo avec le pape Léon XIV, en compagnie de son mari le roi Abdallah II de Jordanie, la reine Rania se tourne vers le Souverain Pontife et lui demande innocemment : « Votre Sainteté, pensez-vous qu’il soit sûr de voyager au Liban ? » Visiblement surpris, le Pape lui rétorque, devant les caméras : « Eh bien, nous y allons. » (« Well, we’re going. »)
Le couple royal a été reçu par le pape Léon XIV pour une visite privée, mardi après-midi, dans la bibliothèque du Palais apostolique, rapporte le Vatican sur son compte X. La reine a ensuite fait part sur ses réseaux de « l'honneur » d'avoir été reçu par Léon XIV. Celle qui a épousé en 1993 Abdallah II avait eu l'occasion de rencontrer à plusieurs reprises son prédécesseur, François. Elle a la réputation en Occident d'une souveraine moderne aux valeurs progressistes.
Le Saint-Père effectuera une visite apostolique au Liban du 30 novembre au 2 décembre, après s'être rendu en Turquie du 27 au 30 novembre, pour le 1 700ᵉ anniversaire du Concile de Nicée, événement majeur de l’histoire de la chrétienté, dans ce qui constituera sa première tournée à l'étranger depuis son élection le 8 mai dernier.
Courant septembre, des sources vaticanes avaient indiqué que des préparatifs étaient en cours pour ce voyage au Liban, sans plus de détails, suscitant l'enthousiasme des fidèles chrétiens au Liban, tandis que le pape François n'avait pu se rendre au pays du Cèdre. Mercredi, le patriarche maronite Béchara Raï a indiqué à l'AFP que le pape Léon XIV sera porteur d'un « message de paix et d'espoir » pour la région.
Le président de la République, Joseph Aoun, se rendra à Rome à la fin de la semaine pour assister à la cérémonie de canonisation de Mgr Ignace Maloyan (1869-1915), prévue le 19 octobre. Évêque arménien catholique de Mardin en Turquie, martyrisé lors du génocide arménien de 1915, il avait passé les premières années de sa prêtrise au Liban, au couvent de Bzoummar dans le Kesrouan, où il avait été envoyé à l’âge de 14 ans.
De son côté, le patriarche Raï, a quitté Beyrouth jeudi pour le Vatican, où il assistera également à la cérémonie et doit y rencontrer le pape Léon XIV.



En voilà une nouvelle qui ne manque pas de ridicule. Une de plus. Tous les représentants des autres pays se sentent légitimes à parler au nom des libanais parce que leurs propres gouvernants refusent de les entendre. Elle est chargée d’une mission messianique qui consiste à protéger le représentant de notre communauté? Sinon, en qualité de quoi elle parle du Liban alors qu’elle a de quoi s’occuper dans son propre pays? On croit rêver.
10 h 24, le 18 octobre 2025