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Campus - We Design Beirut 2025

L’ALBA au cœur du volet éducatif pour une réflexion sur la renaissance du Liban

Du 22 au 26 octobre, le campus de Dékouané accueillera cette plateforme d’échanges sur le design et son rôle dans la société.

L’ALBA au cœur du volet éducatif pour une réflexion sur la renaissance du Liban

Janine Akl, directrice de l’École des arts décoratifs et de la section architecture d’intérieur de l’ALBA. Photo DR

Partenaire sur le volet éducatif de cette manifestation culturelle d’envergure nationale, l’Académie libanaise des beaux-arts (ALBA) de l’Université de Balamand accueillera l’Educational Hub de We Design Beirut 2025, une expérience que cet établissement universitaire renouvelle, à la suite du succès de la première édition, l’an dernier. En organisant cet événement sur son campus, l’ALBA répond au besoin d’ouvrir des espaces de discussion et de créer des passerelles entre les mondes académique et professionnel. « Le but principal est de décloisonner les bulles qui existent et d’essayer de trouver des ponts, favoriser le dialogue entre étudiants, professionnels, artisans, industriels et grand public. Aujourd’hui, ce sont des espaces qui cohabitent sans vraiment échanger. Par conséquent, notre objectif est de créer une plateforme commune d’échange de savoirs, de discussions critiques, d’imagination », affirme Janine Akl, directrice de l’École des arts décoratifs et de la section architecture d’intérieur de l’ALBA.

C’est autour de « La renaissance du Liban », thème de la 2e édition de We Design Beirut 2025, que cet établissement universitaire organisera une série d’activités, s’étalant sur cinq jours. « Notre but est d’explorer le rôle du design dans la reconstruction du Liban, et de voir comment nous pouvons apporter notre pierre à l’édifice », poursuit-elle. Pour les organisateurs, il est ainsi nécessaire de réfléchir à la complexité du Liban, qu’il s’agisse de ses crises, de sa reconstruction, ou de l’articulation entre patrimoine et innovation.

Des sous-thèmes pour un design ancré dans la réalité

À travers le prisme des formations dispensées par les neuf écoles de l’ALBA, l’événement explore la thématique de We Design Beirut 2025 en cinq sous-thèmes, chacun abordé lors de conférences, tables rondes et ateliers. Une partie est ainsi consacrée aux « Intelligences hybrides », explorant l’impact des nanotechnologies et de l’intelligence artificielle sur la perception du design, ainsi que sur les frontières floues entre artefacts de guerre et instruments de conception. « Il s’agit de comprendre comment utiliser ces outils pour accompagner l’évolution de nos métiers », note Janine Akl.

Quant au sous-thème « Identité par la matérialité », il explore le rapport entre les matériaux utilisés par les designers et les identités que ces derniers cherchent à construire. « Notre choix de matériaux, d’objets ou de textures façonnera notre nouvelle vision du Liban. Ce choix sera déterminé par des critères écologiques, comme le recyclage ou le respect de la nature », ajoute-t-elle.

D’ailleurs, « L’avenir de nos ressources » constitue un autre sous-thème de cet événement. « C’est une problématique qui se pose de façon criante au Liban », rappelle Janine Akl. S’inspirant du passé et du présent, l’objectif est d’imaginer un futur durable et éthique, et de redéfinir la relation aux ressources, dans une perspective culturelle et écologique.

En outre, dans un pays marqué par les conflits, le sous-thème « Guerre/Après-guerre » s’avère une nécessité. « C’est une thématique extrêmement explorée actuellement à travers le monde, et nous, Libanais, sommes parmi les mieux placés pour contribuer à cette réflexion. » Au-delà de la reconstruction, cette partie proposera une logique de design qui évolue, fondée sur la réactivité et l’adaptabilité aux crises. « Il s’agit pour nous d’identifier ce dont nous avons besoin pour prendre les devants », poursuit la directrice.

Enfin, le sous-thème « Perceptions du temps et design » vise à « examiner comment notre compréhension du temps interagit avec le design que nous concevons et comment les temporalités influencent notre réflexion », précise-t-elle.

Une exposition où les disciplines dialoguent à travers les œuvres des étudiants

En marge des conférences, tables rondes et ateliers, une exposition transversale réunira les travaux des étudiants de l’ALBA, issus de ses différentes écoles. « On aura des juxtapositions, des dialogues entre des projets variés. Ainsi, à titre d’exemple, autour du sous-thème « Guerre/Après-guerre », des projets d’étudiants de l’École de mode dialoguent avec ceux d’étudiants en urbanisme, sur la façon dont ils ont réagi par rapport à la guerre », explique Janine Akl. L’exposition comprendra également une projection de films de l’École de cinéma, reflétant les cinq sous-thèmes. En parallèle, un projet de documentation, que les étudiants de l’École des arts visuels et de la section design produit ont effectué en collaboration avec We Design Beirut, mettra en valeur la relation entre artisans et designers. « Nous tenons à ce que des étudiants venant de différentes écoles collaborent sur les mêmes projets pour confronter leurs points de vue, ouvrir les horizons et déclencher le dialogue », poursuit-elle.

Ouvert au grand public, l’Educational Hub de We Design Beirut 2025 mobilisera non seulement la communauté de l’ALBA, mais il accueillera également des intervenants et des étudiants d’autres universités du Liban, ainsi que des experts internationaux.

« Nous sommes très curieux ! Nous souhaitons que le public, comme nous, pose des questions, et que nous essayons de trouver ensemble les réponses », que nous puissions « remettre en question ce qui se passe autour de nous, ne pas accepter les faits accomplis », note-t-elle. Espérant, à travers cet événement, « passionner les participants », et les aider « à trouver leur voie », le but est de « leur montrer aussi que plein de futurs sont possibles et que ces futurs dépendent d’eux », qu’ils sont capables « d’influer sur ce qui les entoure ». « Notre mission consiste à les aider à trouver les outils leur permettant de s’exprimer et de façonner leur avenir, surtout que l’avenir est aux créatifs qui réfléchissent en dehors de la boîte. Or, tout le monde est, à la base, créatif. Notre rôle est ainsi de les aider à déclencher l’étincelle », conclut Janine Akl.

Partenaire sur le volet éducatif de cette manifestation culturelle d’envergure nationale, l’Académie libanaise des beaux-arts (ALBA) de l’Université de Balamand accueillera l’Educational Hub de We Design Beirut 2025, une expérience que cet établissement universitaire renouvelle, à la suite du succès de la première édition, l’an dernier. En organisant cet événement sur son campus, l’ALBA répond au besoin d’ouvrir des espaces de discussion et de créer des passerelles entre les mondes académique et professionnel. « Le but principal est de décloisonner les bulles qui existent et d’essayer de trouver des ponts, favoriser le dialogue entre étudiants, professionnels, artisans, industriels et grand public. Aujourd’hui, ce sont des espaces qui cohabitent sans vraiment échanger. Par conséquent, notre objectif...
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