Le pape Léon XIV lors de la messe inaugurale de son pontificat, sur la place Saint-Pierre du Vatican, le 18 mai 2025. Photo Alberto PIZZOLI /AFP/Getty Images
Le Saint-Siège a confirmé, dans une annonce officielle publiée à 13h, heure de Beyrouth, les dates de la visite du pape Léon XIV au Liban, qui aura lieu du 30 novembre au 2 décembre.
« En réponse à l’invitation de Son Excellence le président de la République et des autorités ecclésiastiques libanaises, le Saint-Père effectuera une visite apostolique au Liban du 30 novembre au 2 décembre. Le programme de la visite apostolique sera annoncé en temps voulu », peut-on lire, selon le message relayé par l’Agence nationale d’information (Ani, officielle). Selon l’AFP, le pape américain de 70 ans est attendu du 27 au 30 novembre à Iznik (nord-ouest de la Turquie).
« Au Liban, j'aurai la possibilité d'annoncer de nouveau un message de paix (...) dans un pays qui a tant souffert. Le pape François voulait y aller, offrir son soutien au peuple libanais (....) après tout ce qu'il a souffert. Nous tenterons de porter ce message de paix et d'espoir », a déclaré Léon XIV mardi à des journalistes à Castel Gandolfo, la résidence estivale des papes près de Rome.
Courant septembre, des sources vaticanes avaient indiqué que des préparatifs étaient en cours pour ce voyage, sans plus de détails.
Selon ce projet, déjà à l’étude depuis plusieurs semaines, Robert Francis Prevost prévoyait d’effectuer son premier déplacement papal à l’étranger en deux étapes : en Turquie, pour le 1 700ᵉ anniversaire du Concile de Nicée, événement majeur de l’histoire de la chrétienté, puis au Liban.
Aoun salue l'annonce du pape
Le président Joseph Aoun a salué « au nom de tous les Libanais » l’annonce du Saint-Siège « avec une foi solide et une profonde gratitude », qualifiant cette visite d’« étape majeure dans l’histoire des liens profonds qui unissent le Liban au Saint-Siège et qui incarne la confiance constante que le Vatican accorde au rôle du Liban, en tant que message et patrie ».
« Cette visite, qui intervient au début de son pontificat, n’est pas une simple étape protocolaire, mais un moment historique important qui réaffirme que le Liban, malgré ses blessures, reste présent au cœur de l’Église universelle et dans la conscience du monde, un espace de liberté, une terre de coexistence et un message humanitaire unique qui embrasse le ciel et interpelle la conscience de l’humanité », a encore déclaré le chef de l’État.
« Tous les Libanais, chrétiens et musulmans, de toutes confessions et communautés, se préparent dès maintenant à accueillir le Pape avec une joie sincère et une unité nationale peu fréquente, mais qui reflète l’image réelle du Liban », a-t-il poursuivi.
« Nous y voyons un appel renouvelé à la paix, à la consolidation de la présence chrétienne authentique dans cette région et à la préservation du modèle libanais, nécessaire au monde comme à la région », a conclu Joseph Aoun avant de remercier Léon XIV d’avoir répondu à son invitation.
Berry évoque une « visite historique »
Le président du Parlement, Nabih Berry, a également salué la visite du pape, selon les propos rapportés par l’ancien ministre Wadih el-Khazen, avec qui il se réunissait à Aïn el-Tiné.
Le chef du mouvement chiite Amal a considéré que cette « visite historique constitue une nouvelle lueur d’espoir pour les Libanais en ces temps marqués par de multiples crises et épreuves » et espère qu’elle sera porteuse « de bien, de paix et d’espérance » pour le pays, qui « plus que jamais » a besoin de signes d’encouragement à rester uni.
Il a aussi indiqué que le fait que le pape sera accueilli, à son arrivée, par le chef de l’État, de confession chrétienne maronite, le Premier ministre Nawaf Salam, musulman sunnite, et lui-même à l’aéroport international de Beyrouth, permettra de « refléter la véritable unité nationale et le souci des Libanais pour la continuité et la stabilité de leur pays ».
« Le meilleur hommage que le Liban puisse rendre au pape lors de cette visite serait l’application intégrale de la résolution internationale 1701 de l’ONU (qui a mis fin à la guerre de 2006, Ndlr) avant son arrivée, afin que l’armée israélienne se retire des terres libanaises encore occupées au Sud et cesse ses violations quotidiennes ainsi que ses bombardements répétés visant des civils innocents », a encore déclaré Nabih Berry, selon les propos rapportés par Wadih el-Khazen.
Israël occupe toujours six positions qu'il juge « stratégiques » au Liban-Sud et bombarde quasi quotidiennement le pays malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis fin novembre 2024.


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Je suis pour la visite du Pape mais le temps actuellement, je suppose, n,est pas le meilleur.
13 h 47, le 08 octobre 2025