La militante suédoise pour le climat Greta Thunberg (au centre) prononce un discours à son arrivée, aux côtés d'activistes qui naviguaient à bord de navires de la flottille d'aide humanitaire à destination de Gaza avant d'être arrêtés et détenus par les forces israéliennes, accueillis par une foule de sympathisants, dans la zone des arrivées de l'aéroport international d'Athènes, le 6 octobre 2025. Photo AFP/ARIS MESSINIS
Le ministère grec des Affaires étrangères a annoncé que 161 des 171 nouveaux militants de la flottille pour Gaza expulsés par Israël avaient atterri lundi après-midi à l'aéroport international d'Athènes.
Israël avait plus tôt dans la journée indiqué avoir expulsé 171 militants, dont l'activiste suédoise pour l'environnement, après l'arraisonnement en mer de leur convoi qui entendait percer le blocus israélien de Gaza.
Un « vol spécial de rapatriement » a atterri à Athènes avec à son bord « les 27 citoyens grecs ayant pris part à la flottille 'Global Sumud Flotilla' », et 134 « ressortissants provenant de 15 pays européens », a indiqué le ministère grec dans un bref communiqué.
A l'aéroport international d'Athènes, Greta Thunberg et d'autres militants expulsés ont été accueillis dans le hall des arrivées par d'autres militants qui ont déployé un immense drapeau de la Palestine et scandé « liberté pour la Palestine » et « Viva viva la flotilla ! », a constaté un journaliste de l'AFP.
La flottille Global Sumud, partie de Barcelone, en Espagne, début septembre, « a été la plus grande tentative pour briser par la mer le siège illégal et inhumain d'Israël », a lancé à son arrivée Greta Thunberg avec le poing levé et agitant le keffieh palestinien.
Les Etats ont « l'obligation légale d'agir pour prévenir et faire cesser un génocide », a martelé la jeune femme, vêtue du survêtement gris en usage dans les prisons israéliennes et entourée d'autres militants eux aussi en survêtements gris.
« Nos gouvernements ne font même pas le strict minimum » pour empêcher « un génocide », selon elle.
A Brastislava, le ministère des Affaires étrangères a indiqué qu'un Slovaque rentrait en Slovaquie, accompagné de neuf autres ressortissants des Pays-Bas, du Canada et des États-Unis.
Un peu plus tôt, Israël avait annoncé avoir expulsé 171 militants de la flottille pour Gaza vers la Grèce et la Slovaquie en diffusant des photos de Mme Thunberg et de deux autres femmes à l'aéroport de Ramon (sud).
Parmi les expulsés figurent des ressortissants de Grèce, d'Italie, de France, d'Irlande, de Suède, de Pologne, d'Allemagne, de Bulgarie, de Lituanie, d'Autriche, du Luxembourg, de Finlande, du Danemark, de Slovaquie, de Suisse, de Norvège, du Royaume-Uni, de Serbie et des Etats-Unis, avait ajouté le ministère.
La flottille Global Sumud est partie d'Espagne avec pour objectif de rompre le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza et de livrer de l'aide humanitaire au territoire palestinien.
La cinquantaine de bateaux qui la constituaient ont été arraisonnés par la Marine israélienne au large de l'Egypte et de la bande de Gaza entre le 1er et le 3 octobre, de façon illégale selon les organisateurs et Amnesty international.
Israël affirme au contraire que les bateaux ont violé une zone interdite. Après avoir assuré n'avoir trouvé aucune aide humanitaire à bord des navires, le ministère israélien des Affaires étrangères a affirmé lundi soir sur X avoir découvert « à peine 2 tonnes réparties sur 42 navires » ce qui « représente moins d'un dixième du contenu d'un seul camion d'aide humanitaire ».
Selon la police israélienne, plus de 470 personnes à bord des bateaux de la flottille ont été arrêtées. Les premières expulsions ont commencé le 2 octobre.
Quelque 138 participants à la flottille restent en détention en Israël, a indiqué à l'AFP le ministère israélien des Affaires étrangères.


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