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Moyen-Orient - Lettre De Gaza

Noor Alyacoubi depuis Gaza : Je ne sais pas où je suis ni comment je suis arrivée là

L’armée israélienne estime que 900 000 Palestiniens ont évacué la ville de Gaza pour se réfugier vers le sud, dans des zones dites humanitaires que l’ONU ne considère pas comme sécurisées.

Noor Alyacoubi depuis Gaza : Je ne sais pas où je suis ni comment je suis arrivée là

Un camp de déplacés ayant fui le nord de Gaza face aux opérations militaires israéliennes, dans le centre de la bande de terre, le 6 octobre 2025. Dawoud Abu Alkas/Reuters

Noor Alyacoubi, 27 ans, traductrice et coordinatrice médias dans un centre de recherche, n’a pas quitté Gaza depuis les premiers jours de la guerre opposant le Hamas à l’État hébreu. La jeune femme raconte à L’Orient-Le Jour son premier déplacement forcé face à l’offensive israélienne sur la ville de Gaza.Je suis tellement fatiguée. C’est trop dur. Je ne sais pas où je suis ni comment je suis arrivée là. Je suffoque. J’ai envie de pleurer. Mais les larmes ne soulagent jamais la douleur. Comment fait-on pour accepter de quitter sa maison, sa ville et tout ce que l’on a connu depuis qu’on est né ? Quand nous sommes arrivés au camp, mes yeux étaient embrumés de larmes. Je n’arrivais pas à concevoir que ma vie se réduise à une tente de 4 mètres sur 4 – un espace qui doit désormais nous servir de cuisine, de chambre, de salon et de terrain de...
Noor Alyacoubi, 27 ans, traductrice et coordinatrice médias dans un centre de recherche, n’a pas quitté Gaza depuis les premiers jours de la guerre opposant le Hamas à l’État hébreu. La jeune femme raconte à L’Orient-Le Jour son premier déplacement forcé face à l’offensive israélienne sur la ville de Gaza.Je suis tellement fatiguée. C’est trop dur. Je ne sais pas où je suis ni comment je suis arrivée là. Je suffoque. J’ai envie de pleurer. Mais les larmes ne soulagent jamais la douleur. Comment fait-on pour accepter de quitter sa maison, sa ville et tout ce que l’on a connu depuis qu’on est né ? Quand nous sommes arrivés au camp, mes yeux étaient embrumés de larmes. Je n’arrivais pas à concevoir que ma vie se réduise à une tente de 4 mètres sur 4 – un espace qui doit désormais nous servir de...
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