L’entrée d’une école de l’Unrwa dans un camp palestinien au Liban. João Sousa/L’Orient-Le Jour archives.
Un nouveau sit-in a eu lieu vendredi, cette fois-ci devant le siège principal de l'Unrwa, « pour la défense du droit des étudiants palestiniens à l’éducation et le rejet des réductions et des mesures éducatives de l'Unrwa à l’entame de la nouvelle année scolaire », rapporte notre correspondant Mountasser Abdallah.
Le sit-in a été conduit par deux organisations palestiniennes étudiantes, l’Union de la jeunesse démocratique palestinienne – « Achd » et l’Organisation de la nouvelle génération – « Majd ».
« Les écoles de l’Unrwa traversent une situation catastrophique, en raison de la surcharge dans les classes, du manque criant d’enseignants, ainsi que de la politique de fusion arbitraire des classes qui prive des milliers d’élèves de leur droit à apprendre dans des conditions adéquates » a déclaré Hassan Jana, un responsable au sein de l'organisation « Achd ». Il a notamment demandé « un plan urgent de réhabilitation » pour les écoles du camp palestinien de Aïn el-Héloué, à Saïda (Liban-Sud), « après les importants dégâts subis lors des derniers accrochages internes ». « L’éducation constitue l’arme la plus puissante du peuple palestinien » a souligné pour sa part un autre responsable de la protestation, Mahmoud Khalil.
Le moi dernier, à l'appel déjà de forces étudiantes palestiniennes, ainsi que de comités de parents du camp de Beddaoui, dans le Liban-Nord, les habitants de ce camp de réfugiés palestiniens avaient lancé un mouvement de grève générale, avec des revendications similaires. En réponse, l'Unrwa avait transmis un communiqué à L’Orient-Le Jour pour rappeler que ses services essentiels restent opérationnels « malgré sa situation financière critique ». L'agence expliquait alors se préparer à rouvrir ses classes pour « accueillir plus de 37 000 élèves pour l’année scolaire 2025/26 ».
Il n’est pas rare que des habitants de camps de réfugiés palestiniens recourent à des grèves pour exprimer leur désapprobation face aux décisions de l’Unrwa.


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