Le ministre des Finances, Yassine Jaber, lors de la conférence de presse organisée au ministère pour présenter les nouveaux services en lignes le 3 octobre 2025. Photo diffusée par le ministère des Finances
Le ministre des Finances Yassine Jaber a annoncé vendredi au cours d’une conférence de presse le lancement de plusieurs nouveaux services en ligne, certains déjà opérationnels — comme un service dédié aux réclamations adressées au ministère et à ses différentes directions — et d’autres à venir.
Ces développements s’inscrivent dans le sillage de « l’engagement du ministère des Finances en faveur de la transformation numérique afin de simplifier les procédures, faciliter les démarches des citoyens et renforcer la transparence ainsi que le respect des obligations fiscales », a expliqué le ministre devant les journalistes présents.
L’un des chantiers réalisés concerne l’intégration informatique entre la direction du Trésor, la direction générale des affaires immobilières, le ministère du Travail et le ministère de l’Économie et du Commerce, en attendant le ministère de la Justice. « Tous les droits et taxes gérés par ces administrations, y compris les droits de timbre pour l’ensemble des transactions, peuvent désormais être payés entièrement en ligne, sans procédures papier ni déplacements répétés, réduisant ainsi la charge financière pesant sur les citoyens », a expliqué le ministre.
Dans la catégorie des projets en cours de développement, le ministre a annoncé le déploiement d’une « plateforme informatique intégrée pour le ministère des Finances, visant à développer et améliorer l’ensemble des services offerts aux contribuables », ainsi que d’une application mobile.
Un parcours clair et traçable
Accessible depuis la page principale du site du ministère des Finances, le service dédié aux réclamations est déjà actif. Il inclut plusieurs catégories, allant de l’évasion fiscale à l’abus d’autorité ou aux accusations de corruption, en passant par les erreurs dans les déclarations ou les retards de traitement des démarches engagées. Une autre fonctionnalité permet de suivre l’évolution de la réclamation, laquelle peut viser tous les services relevant de près ou de loin du ministère des Finances et des administrations qui y sont rattachées. Le ministère a par ailleurs diffusé un clip vidéo faisant la promotion de cet outil, en promettant son efficacité. « Ici, la voix du citoyen n’est pas perdue dans la bureaucratie, mais suit un parcours clair et traçable jusqu’à sa résolution », a encore assuré Yassine Jaber, qualifiant ce service de « contrat de confiance » entre le citoyen et l’administration.
Le ministère a aussi lancé un service de notification en ligne pour les contribuables enregistrés, permettant l’envoi direct par e-mail de tous les avis officiels relatifs aux impôts et aux transactions. Ce service vise à « réduire les besoins d’interactions entre les contribuables et les agents de l’administration » et à diminuer la consommation de papier.
Autre nouveauté : les contribuables peuvent désormais effectuer leurs démarches auprès de l’administration fiscale — impôt sur le revenu, TVA ou autres taxes — par voie électronique, via l’adresse e-mail du ministère, avec la possibilité de « joindre les documents requis au format PDF ». Le serveur du ministère enverra un accusé de réception des envois, accompagné d’alertes immédiates en cas de documents manquants. L’objectif de ce dispositif est d’accélérer les démarches et de « limiter la paperasse administrative », selon les explications du ministre.
Le ministère a enfin déployé un outil en ligne permettant d’estimer la valeur locative d’un bien, utilisée comme base pour le calcul de l’impôt foncier par le contribuable. « C’est une révolution qui rétablit la confiance et la transparence dans l’une des démarches les plus sensibles pour le citoyen. Grâce à ce service, le propriétaire, l’investisseur ou l’acheteur n’a plus besoin de faire la queue ni de recourir à un intermédiaire ; il lui suffit de soumettre sa demande en ligne, d’y joindre ses documents et de suivre sa transaction pas à pas », a expliqué le ministre.


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