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Retour au calme après une fusillade meurtrière dans la région chrétienne de Wadi el-Nasara


Retour au calme après une fusillade meurtrière dans la région chrétienne de Wadi el-Nasara

Le lieu des manifestations dénonçant le meurtre de trois jeunes à Wadi al-Nasara, en Syrie, le 2 octobre 2025. Photo tirée des réseaux sociaux

Le calme est revenu jeudi dans la région majoritairement chrétienne de Wadi el-Nasara, à l’ouest de Homs, après l’intervention des forces de sécurité qui ont contenu la colère populaire née la veille à la suite d’une fusillade meurtrière. Mercredi soir, deux jeunes Syriens chrétiens ont été abattus par des hommes armés et masqués dans le village d’Annaz provoquant une vague de protestations. Les habitants ont bloqué les routes principales et incendié des pneus, tandis que des acteurs locaux appelaient à une grève générale en solidarité avec les familles et pour dénoncer l’insécurité.

Dans les faits, quatre hommes ont tiré une trentaine de balles sur un groupe rassemblé à proximité du bureau du mokhtar (élu local) du village, avant de prendre la fuite vers le village d'Al-Hosn. Si l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a confirmé la mort de deux personnes, des médias syriens avancent un bilan plus lourd, évoquant trois morts - dont l’un aurait succombé à ses blessures - et plusieurs blessés. Selon les sources de l’OSDH, l’une des victimes avait comparu deux jours plus tôt devant un juge à la suite de plaintes déposées à son encontre par des habitants d’Al-Hosn. Le tribunal l’avait toutefois libéré, aucune charge n’ayant été retenue.

Un rescapé a raconté à l'observatoire qu'« un des assaillants est descendu de sa moto en criant : 'Ne bougez pas' », en ouvrant rapidement le feu sur sa cible. « J’ai tenté de m’écarter en sautant, mais je suis tombé et me suis fracturé la main et le pied. Après s’être assuré de la mort des deux jeunes hommes, l’assaillant a vidé ses balles sur le corps de l’un d’eux », a-t-il ajouté. Le père de l’une des victimes refuse d’enterrer la dépouille de son fils tant que les meurtriers n’auront pas été arrêtés et identifiés, a ajouté l’OSDH, citant la même source.

Le chef de la Sûreté intérieure dans le gouvernorat de Homs, le général de brigade Marhaf al-Naasan, a lui promis mercredi d’arrêter les auteurs. « Nous condamnons fermement ce crime odieux et rejetons toutes les formes de violence qui menacent la sécurité et la stabilité de la société. L’objectif de cet acte criminel est de déstabiliser la sécurité, de semer la peur dans la région et de tenter d’influer sur le processus des élections législatives ». Le scrutin, premier depuis la chute de la dynastie Assad le 8 décembre 2024, doit se tenir ce dimanche 5 octobre. Marhaf al-Naasan a précisé que les autorités compétentes avaient immédiatement pris les mesures nécessaires pour boucler le secteur, enquêter sur l’incident et travailler à l’arrestation des auteurs afin de les traduire en justice.

Depuis le début de l’année, l’OSDH a recensé 345 morts dans le gouvernorat de Homs, dont 17 femmes et 9 enfants. Parmi eux, 218 personnes ont été tuées sur la base de leur appartenance confessionnelle.

Le calme est revenu jeudi dans la région majoritairement chrétienne de Wadi el-Nasara, à l’ouest de Homs, après l’intervention des forces de sécurité qui ont contenu la colère populaire née la veille à la suite d’une fusillade meurtrière. Mercredi soir, deux jeunes Syriens chrétiens ont été abattus par des hommes armés et masqués dans le village d’Annaz provoquant une vague de protestations. Les habitants ont bloqué les routes principales et incendié des pneus, tandis que des acteurs locaux appelaient à une grève générale en solidarité avec les familles et pour dénoncer l’insécurité.Dans les faits, quatre hommes ont tiré une trentaine de balles sur un groupe rassemblé à proximité du bureau du mokhtar (élu local) du village, avant de prendre la fuite vers le village d'Al-Hosn. Si...