Un militant brandit le drapeau palestinien alors qu’un bateau transportant l’activiste suédoise pour le climat Greta Thunberg et d’autres militants, faisant partie d’une flottille civile visant à briser le blocus israélien de la bande de Gaza, quitte le port de Barcelone, le 31 août 2025. Photo AFP/ LLUIS GENE.
Plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés à Rome et Naples mercredi soir pour protester contre l'interception de la Flottille pour Gaza par les forces israéliennes, relayant l'appel des principaux syndicats italiens à une grève générale pour la journée de vendredi.
Scandant « grève générale » et arborant des drapeaux palestiniens, plusieurs centaines de personnes ont commencé à affluer mercredi soir aux abords de la gare centrale de Rome, avant de se diriger en direction du Palais Chigi, siège du gouvernement italien, a constaté un journaliste de l'AFPTV.
À Naples, des militants propalestiniens, parmi lesquels de nombreux étudiants, ont occupé les quais et les voies de la gare, empêchant la circulation des trains pendant plus d'une heure.
Interrompue à partir de 19H15 (17H15 GMT) environ, la circulation des trains à la gare centrale de Naples « se rétablit progressivement après l'intervention des forces de l'ordre », a indiqué Trenitalia sur son site à 20H30 (18H30 GMT).
Conformément à ce qu’ils avaient annoncé en cas d’interception de la flottille pour Gaza, les principaux syndicats italiens - dès l'annonce de l'intervention israélienne - ont lancé un appel à la grève générale pour la journée de vendredi.
« L'attaque contre des navires civils transportant des citoyens italiens est extrêmement grave. Elle porte atteinte à l'ordre constitutionnel lui-même, qui entrave l'action humanitaire et la solidarité avec la population palestinienne, soumise par le gouvernement israélien à un véritable génocide », a déclaré le principal syndicat italien CGIL dans un communiqué, annonçant une « grève générale nationale de tous les secteurs publics et privés pour toute la journée du vendredi 3 octobre ».
« Pour nous, cela signifie manifester dans les rues, appeler chacun à se mobiliser (...) car, de notre point de vue, l'objectif initial doit se poursuivre même si la flottille est bloquée. Autrement dit, nous devons mettre fin à ce génocide, réaffirmer le droit du peuple palestinien, non seulement à exister, mais à avoir un État », avait expliqué mercredi matin Maurizio Landini, le secrétaire général de la CGIL lors d'une conférence de presse au Parlement.
« La flottille Global Sumud a été arraisonnée et attaquée en pleine mer par l'Etat génocidaire d'Israël, alors qu'elle effectuait une mission civile et pacifique visant à lever le siège de la bande de Gaza et à acheminer de l'aide humanitaire à la population épuisée », a de son côté déclaré le syndicat USB, appelant également à la grève générale pour la journée du 3 octobre.
« Israël porte atteinte au droit international. Il est temps de tout arrêter », ajoute le communiqué.
L'eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan a accusé de son côté Israël d'avoir arrêté « illégalement » et « arbitrairement » des « centaines » de personnes.
« Des centaines de civils, d'humanitaires et de militants pacifiques à bord de la flottille Global Sumud ont été illégalement arrêtées et arbitrairement détenues par Israël », a posté Mme Hassan sur X, incitant à demander aux autorités compétentes à exiger leur libération immédiate.
La députée européenne avait commencé à témoigner dans un direct sur Instagram après avoir assisté à l'arraisonnement d'une embarcation se trouvant à proximité, avant de jeter son téléphone à l'eau au moment de l'abordage du navire où elle se trouvait,


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