La garderie « Garderêve » de Jdeidé avait été fermée le 11 juillet 2023 après la fuite d’une vidéo montrant des maltraitances infligées à des enfants. Photo Hussam Chbaro
Une garderie située dans le quartier beyrouthin d’Achrafieh a dû fermer ses portes jusqu’à nouvel ordre sur décision du parquet près la Cour d’appel de Beyrouth, suite aux instructions de la juge Raja Hamouche, en raison de « multiples violations », a déclaré mardi un porte-parole du ministère de la Santé à L’Orient-Le Jour.
« Les violations comprennent notamment des faits présumés de maltraitance sur enfant, sur la base d’une plainte déposée par des parents. Le ministère de la Santé publique a été informé afin de prendre les mesures nécessaires », a précisé le porte-parole du ministère, ajoutant qu’aucune information supplémentaire ne pouvait être communiquée à la presse à ce stade.
Une source informée a indiqué que la crèche n’était pas officiellement enregistrée auprès du Syndicat des propriétaires de crèches du Liban et n’avait donc pas fait l’objet d'inspections ou des formations requises par le syndicat.
Cette affaire intervient quelques semaines seulement après la fermeture en août d’une autre garderie dans la localité de Rmeich au Liban-Sud (caza de Bint Jbeil), suite à des plaintes de plusieurs mères alléguant que leurs enfants y avaient été victimes de maltraitance, de coups et de vols de nourriture. La fermeture avait été annoncée à l’issue d’une enquête au cours de laquelle la responsable de la crèche avait reconnu les faits reprochés.
En juillet 2023, la diffusion de vidéos montrant des actes de maltraitance dans une garderie de Jdeidé (Metn), appelée « Garderêve », avait profondément choqué les parents et provoqué une vague d'indignation nationale. Les images montraient des membres du personnel forcer des nourrissons à manger, les frapper et rire tandis que des enfants pleuraient en arrière-plan. Le ministère de la Santé avait immédiatement ordonné la fermeture de l’établissement.
En décembre 2024, la Cour criminelle du Mont-Liban avait condamné une employée de cette même garderie, Jenny Hélou, à quatre ans de prison. Le propriétaire de Garderêve, Tony Mehanna, ainsi qu’une femme de ménage, avaient quant à eux écopé de trois ans de prison.



