Un homme passe en moto devant un missile balistique Kheibar Shekan désactivé, devant une photo du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, sur la place Bahrestan de Téhéran, le 27 septembre 2025. Atta Kenare/AFP
L’administration du président américain Donald Trump a affrété un vol pour expulser environ cent Iraniens des États-Unis vers leur pays d’origine, rapporte mardi le New York Times, citant deux hauts responsables iraniens impliqués dans les négociations ainsi qu’un responsable américain au fait du dossier, tandis que les médias iraniens ont confirmé que 120 Iraniens rentreront dans leur pays « dans les deux prochains jours ».
Dans le cadre de la politique anti-immigration menée par le président Donald Trump, « 120 personnes devraient être expulsées et rentrer au pays dans les deux prochains jours », a ainsi déclaré à l'agence Tasnim un responsable des affaires consulaires du ministère iranien des Affaires étrangères, Hossein Noushabadi, cité par l'AFP. « Les services d'immigration américains ont décidé d'expulser environ 400 Iraniens actuellement présents aux Etats-Unis, et entrés pour la plupart illégalement », a ajouté le responsable iranien. L'Iran « a envoyé des notes (à la partie américaine) par l'intermédiaire du Bureau pour la protection des intérêts iraniens aux Etats-Unis » et « suit la situation ».
Selon les sources du NYT, un avion spécialement affrété par Washington a décollé hier de Louisiane et devait atterrir en Iran via le Qatar mardi. Cette décision, l'une des mesures les plus marquantes prises jusqu’à présent par les États-Unis dans leurs relations avec Téhéran, intervient après plusieurs mois de discussions, indique le quotidien américain.
Départs volontaires ou non
L’identité des Iraniens, ainsi que les raisons qui les avaient poussés à tenter d’immigrer aux États-Unis, n’étaient pas immédiatement connues, précise le journal. Certains auraient accepté de partir volontairement après plusieurs mois passés dans des centres de détention, tandis que d’autres n’avaient pas fait ce choix.
Le ministère iranien des Affaires étrangères coordonnait le retour des personnes expulsées, auxquelles des garanties avaient été fournies quant à leur sécurité et l’assurance qu’elles ne rencontreraient pas de difficultés à leur arrivée, ajoute le quotidien américain. Cette mesure intervient toutefois en dépit des préoccupations exprimées par des organisations de défense des droits humains, qui redoutent que la vie des expulsés ne soit menacée à leur retour en Iran.
Donald Trump prévoit d’expulser un nombre record de personnes vivant sur le territoire américain sans statut légal, estimant que cette mesure est nécessaire après ce qu’il décrit comme une vague de traversées illégales de la frontière sous le mandat de son prédécesseur démocrate, Joe Biden. Cependant, son administration peine à accroître le rythme des expulsions, même si elle a mis en place de nouvelles voies permettant de renvoyer des migrants vers des pays autres que le leur.
En février dernier, les États-Unis avaient déjà expulsé 119 personnes originaires de différents pays, dont l’Iran, vers le Panama, dans le cadre d’un accord conclu entre Washington et ce pays.
En parallèle, les sanctions de l’ONU contre l’Iran ont été formellement rétablies samedi soir, à la suite de l’échec des négociations entre Téhéran et les Européens sur le programme nucléaire iranien. Le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, groupe de pays appelés E3, ont déclenché fin août le mécanisme du « snapback » qui permettait dans un délai de 30 jours de rétablir les sanctions levées en 2015 après l'accord sur le nucléaire iranien. Les États-Unis, sous le premier mandat du président Donald Trump, avaient décidé en 2018 de s'en retirer et de rétablir leurs propres sanctions.
De retour à la Maison-Blanche en janvier, M. Trump a relancé sa politique de « pression maximale » visant à isoler l’Iran, qu’il accuse d’activités déstabilisatrices dans le monde, tout en maintenant que la voie diplomatique restait officiellement ouverte. L'armée américaine a en outre bombardé en juin des sites nucléaires en Iran, pendant la guerre de 12 jours qui a opposé Téhéran à Tel-Aviv.



D'une part, ils veulent isoler l'iran.D'autre part,ils expulsent des opposants iraniens ( censés être protégés et alliés des américains).Comme quoi,les américains sont prompts à poignarder dans le dos, leurs propres amis et protégés.Comment vont ils en finir de l'IRAN avec des pratiques pareilles?Ils ont laché (TRUMP aussi )leurs alliés en Afghanistan pour les remettre entre les mains des TALIBANS. Franchement, je commence à craindre sérieusement le "fameux" appui US envers le Liban.Au final,il semble qu'ils vont nous laisser dans la mouise avec les IRANIENS et LEURS MERCENAIRES DU HEZBOLLAH !
12 h 49, le 30 septembre 2025