Des manifestants palestiniens se disputent avec des soldats de l'armée israélienne sur le chantier d'une nouvelle route destinée aux colons israéliens, près du village palestinien de Beit Ur al-Tahta, à l'ouest de Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 29 septembre 2025. Photo AFP / ZAIN JAAFAR
Un représentant des colons israéliens a affirmé que Benjamin Netanyahu avait botté en touche auprès d'eux sur la question de l'annexion de la Cisjordanie, avant une rencontre lundi du Premier ministre israélien et du président américain sur Gaza.
"Netanyahu nous a écoutés et la réunion a été constructive, mais nous sommes repartis troublés", a déclaré Yossi Dagan, président du Conseil régional de Samarie, représentant les colonies israéliennes dans le nord de la Cisjordanie occupée.
"Au final, le Premier ministre n'a pas précisé quand la souveraineté arriverait", a-t-il ajouté dans un entretien au quotidien israélien Yedioth Aharonot.
Il faisait partie d'une délégation du Conseil de Yesha, représentant la majorité des colons israéliens en Cisjordanie, venue à New-York pour faire pression sur Benjamin Netanyahu afin qu'il insiste lors de sa rencontre avec Donald Trump sur la demande d'annexion de la Cisjordanie.
Jeudi, le président américain a émis un véto catégorique sur l'annexion de ce territoire occupé par Israël depuis 1967. "Je ne permettrai pas à Israël d'annexer la Cisjordanie. Non, je ne le permettrai pas. Cela n'arrivera pas", a-t-il dit.
Selon Yossi Dagan, M. Netanyahu aurait promis aux représentants des colons d'aborder la question avec Donald Trump, mais souligné qu'il fallait "composer avec une réalité complexe".
"Ce gouvernement pourrait être celui qui signera la création d'un État palestinien", a déploré M.Dagan.
Donald Trump reçoit lundi le Premier ministre israélien à la Maison Blanche, peu après avoir promis un "accord" sur Gaza et présenté une proposition en 21 points pour faire taire les armes dans le territoire palestinien.
Ce plan, qu'il a exposé à Benjamin Netanyahu et à plusieurs dirigeants arabes et musulmans, prévoit selon le site américain Axios et le Times of Israel, un arrêt immédiat de la guerre, accompagné d'un retrait par étapes des forces israéliennes et une libération des otages dans les 48 heures suivant le cessez-le-feu.
Une fois les otages libérés, Israël libèrerait plus de mille prisonniers palestiniens, dont plusieurs condamnés à perpétuité.
Les dirigeants arabes ont répété qu'ils ne coopéreraient pas pour la mise en oeuvre de ce plan si Israël décidait d'annexer certaines parties de la Cisjordanie, comme l'ont exigé des membres d'extrême droite du cabinet israélien.
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