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Politique - Commémoration

Nasrallah était « empreint de rage » lors de ses derniers jours, selon son fils Jawad

Le Hezbollah ne rendra « jamais » ses armes, « même dans vos rêves ou fantasmes » a-t-il affirmé.

Capture d'écran de l'entretien de Jawad Nasrallah le 5 février 2025 lors de son passage sur un podcast de la chaîne "Mishkat".

L'ancien chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, était consumé par la « rage » après la détonation par Israël des bipeurs, et de talkies-walkies au Liban les 17 et 18 septembre 2024, quelques jours avant sa mort, rapporte son fils Jawad à l'agence Reuters, lors d'un entretien accordé sur la tombe de son père.

« Il était bouleversé, en colère, plein de ressentiment – il y avait beaucoup de rancœur et il se demandait : 'Comment cela a-t-il pu arriver ?' Il se considérait responsable de ces vies », a déclaré Jawad Nasrallah, le deuxième fils aîné de Nasrallah, qui précise qu'il ne l'avait pas revu depuis trois mois.

« On avançait au jour le jour. Rien n’était certain », a-t-il encore déclaré, se remémorant le mois de septembre 2024, lors duquel l'armée israélienne, le 23 du mois, a lancé une offensive aérienne d'ampleur sur le Liban, avant d'entamer à la fin du mois une offensive terrestre au Liban-Sud. « Nous avons ressenti un moment d’aliénation comme tous les autres, en plus de l’horreur de cette période, terrible pour tout le monde : guerre, bombardements, brutalité – et par-dessus tout, l’aliénation », narre Jawad Nasrallah.

Pour mémoire

Les Nasrallah, une « famille parfaite » au service de la « résistance »

Le 27 septembre 2024, Hassan Nasrallah se trouvait dans un bunker souterrain au niveau du quartier de Haret Hreik quand l'aviation militaire israélienne a largué 80 bombes de 900 kilos, pulvérisant un bloc de six bâtiments et tuant les participants à une réunion du Hezbollah.

« Nous avons appris la nouvelle comme tout le monde. Ce fut un choc, mais nous ne pouvions pas pleurer – personne à la maison ne pouvait crier ni exprimer ses sentiments », explique Jawad Nasrallah, soulignant que les autres habitants de l’immeuble où ils résidaient temporairement ignoraient leur lien avec le chef du Hezbollah.

En février dernier, Jawad avait laissé entendre que son père aurait su sa mort imminente. Au cours de sa dernière rencontre avec lui, Hassan Nasrallah aurait ainsi prévenu son épouse : « Nous confions cet instant (à Dieu), c'est la dernière fois que tu me verras. Nous ne nous reverrons pas ». Puis de s'adresser à son fils : « Tu seras un père pour tes sœurs ». Selon les chiffres officiels du gouvernement libanais publiés au lendemain de la guerre, conclue officiellement par un cessez-le-feu le 27 novembre 2024, la guerre entre le Hezbollah et Israël a fait plus de 4 000 morts et 16 000 blessés.

« Jamais, même dans vos rêves »

Jawad Nasrallah a également balayé d'un revers de main la décision du gouvernement de Nawaf Salam sur le monopole des armes aux mains de l'État, prise le 5 août dernier, et actée le 5 septembre après la présentation d'un plan de l'armée. « Jamais, même dans vos rêves ou fantasmes », a-t-il affirmé, ajoutant qu’il continue de solliciter la guidance de son père. « Je lui demande de résoudre certains dilemmes. Je lui dis : 'Tu dois régler ce problème pour nous et m’aider à le résoudre' », confie-t-il.

Bien qu'il n'occupe aucune fonction officielle au sein du parti chiite pro-iranien, sa déclaration rejoint plus généralement l'avis de la direction du Hezbollah, qui refuse de discuter du désarmement alors que l'armée israélienne continue d'occuper au moins cinq points au Liban-Sud et de bombarder presque quotidiennement le territoire libanais, disant viser des infrastructures et des combattants du parti.

En 2018, Jawad Nasrallah a été placé sur la liste noire américaine des « terroristes mondiaux », estimant qu'il s'agissait d'un «dirigeant qui monte» au sein de l'organisation. Il est réputé pour faire des réseaux sociaux son terrain de jeu, multipliant les publications politiques, parfois provocatrices. Le le 4 février 2021, jour de l'assassinat de Lokman Slim, un intellectuel opposant notoire au Hezbollah, Jawad avait écrit sur son compte Twitter : « Ce qui constitue une perte pour certains est un gain pour d’autres et une bénédiction inattendue ». Le message a toutefois rapidement été effacé, son auteur affirmant qu'il n'avait rien à voir avec la victime.

L'ancien chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, était consumé par la « rage » après la détonation par Israël des bipeurs, et de talkies-walkies au Liban les 17 et 18 septembre 2024, quelques jours avant sa mort, rapporte son fils Jawad à l'agence Reuters, lors d'un entretien accordé sur la tombe de son père.« Il était bouleversé, en colère, plein de ressentiment – il y avait beaucoup de rancœur et il se demandait : 'Comment cela a-t-il pu arriver ?' Il se considérait responsable de ces vies », a déclaré Jawad Nasrallah, le deuxième fils aîné de Nasrallah, qui précise qu'il ne l'avait pas revu depuis trois mois.« On avançait au jour le jour. Rien n’était certain », a-t-il encore déclaré, se remémorant le mois de septembre 2024, lors duquel l'armée israélienne, le 23 du...
commentaires (7)

La perte d’un père est dramatique pour tout le monde. Celà dit, combien de pères innocents ont payé de leur vie le tracé criminel de nasrallah ? S’il veut suivre les traces de son père, il finira probablement comme lui, car il y aura toujours un méchant encore plus méchant que nous. A part les victoires, il y a aussi des châtiments divins.

Goraieb Nada

07 h 21, le 27 septembre 2025

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Commentaires (7)

  • La perte d’un père est dramatique pour tout le monde. Celà dit, combien de pères innocents ont payé de leur vie le tracé criminel de nasrallah ? S’il veut suivre les traces de son père, il finira probablement comme lui, car il y aura toujours un méchant encore plus méchant que nous. A part les victoires, il y a aussi des châtiments divins.

    Goraieb Nada

    07 h 21, le 27 septembre 2025

  • Mais ce qu’on s’en tape. Aujourd’hui, il n’est plus là. Faut arrêter de nous saouler avec nasrallah et maintenant le rejeton.Moins nous voyons les tronches de ces gens… mieux nous nous portons .

    LE FRANCOPHONE

    02 h 16, le 27 septembre 2025

  • Pas très futé, le fiston .

    Wow

    22 h 46, le 26 septembre 2025

  • Empreint de rage, ça veut dire fou de rage je suppose?

    Marionet

    21 h 41, le 26 septembre 2025

  • Oui en effet il a ete responsable non seulment de la perte de vie de ses guerriers et partisans, mais d'avoir ruine le Liban, assassine ses opposants politiques, et avoir mene des guerres qui ont nuit au Liban et qui l'ont isole sur la scene regionale et internationale. Le 'reve du desarmement' va se realiser, par tous les moyens possibles: Ceci est bien plus realist que vos reves farfelus, manquant de realite, comme le croissant chiite-empire Perse (qui est en miettes) et 'prier a Jerusalem', 'kabssit zirr' et d'autres insanites qui vous on meme a la ruine, le Liban avec: Ca suffit!!

    Cadmos

    18 h 57, le 26 septembre 2025

  • Les aveux d’incompétence du fils après ceux du père. Quand on n’est pas à la hauteur, on s’abstient. Comment est-ce possible ? Par le nombre extrême d’agents recrutés qui truffent ce groupe, l’absence d’organisation, le manque de consensus national et le dépassement technologique.

    Mago1

    17 h 39, le 26 septembre 2025

  • Tel père, tel fils. Et pauvre fils.

    Achkar Carlos

    17 h 33, le 26 septembre 2025

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