Des soldats étrangers observent depuis le pont tandis que les soldats des Forces armées nationales indonésiennes (TNI) se mettent en formation lors d'une cérémonie de départ devant le KRI (navire de guerre indonésien) Makassar-590, un dock d'atterrissage de classe Makassar (LPD), au port maritime de Tanjung Priok à Jakarta, le 29 août 2025, avant de partir pour une opération amphibie à Dabo Singkep, dans les îles Riau, dans le cadre de l'exercice multinational conjoint Garuda Shield 2025 impliquant l'Indonésie, les États-Unis, le Japon, la Corée du Sud et les Pays-Bas. Photo AFP/BAY ISMOYO
Le président indonésien Prabowo Subianto a assuré mardi à l'ONU que son pays serait prêt à envoyer des troupes pour participer à une éventuelle force internationale à Gaza après un cessez-le-feu.
« Nous ne devons pas rester silencieux pendant que les Palestiniens sont privés de (...) justice et de légitimité dans cette salle », a déclaré le chef de l'Etat lors du sommet annuel de l'ONU où les Palestiniens n'ont qu'un statut d'observateurs même si désormais plus de 150 pays reconnaissent de façon bilatérale un Etat de Palestine. « Nous devons soutenir tout le monde, les forts et les faibles. »
Dans ce contexte, « l'Indonésie est aujourd'hui l'un des premiers contributeurs aux forces de maintien de la paix de l'ONU. Nous croyons en l'ONU et continuerons à servir là où la paix a besoin de gardiens, pas seulement avec des mots, mais avec des effectifs sur le terrain », a-t-il ajouté.
« Si et quand le Conseil de sécurité de l'ONU et cette Assemblée le décide, l'Indonésie est prête à déployer 20.000 ou plus de ses fils et filles pour aider à maintenir la paix à Gaza. Ou ailleurs, en Ukraine, au Soudan, en Libye, partout », a déclaré le président.
Dans la perspective d'un cessez-le-feu à Gaza, la « déclaration de New York » préparée par la France et l'Arabie saoudite et adoptée récemment par une majorité écrasante de l'Assemblée générale de l'ONU, prévoit le déploiement sous l'égide de l'ONU d'une « mission internationale temporaire de stabilisation » à Gaza, pour apporter des « garanties de sécurité à la Palestine et à Israël ».


Cessez-le-feu : entre le non de Tel-Aviv et l’insistance de Beyrouth, Washington pour un retour à l’avant mars 2026