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Politique - Rencontre

Hassan Choucair : Des jours meilleurs attendent les Libanais


Hassan Choucair : Des jours meilleurs attendent les Libanais

La rencontre des membres du conseil de l’ordre des rédacteurs mené par Joseph Kossaïfi avec le directeur général de la Sûreté générale, Hassan Choucair. Photo DR

« Non, tout ne va pas si mal que cela dans le pays, les institutions de l’État sont en train de se reconstituer après la longue vacance à la tête du pouvoir et en six mois, beaucoup de travail a été accompli. » C’est ce qui ressort de la rencontre des membres du conseil de l’ordre des rédacteurs mené par Joseph Kossaïfi avec le directeur général de la Sûreté générale, Hassan Choucair. Avec clarté et précision, ce dernier a exposé le fonctionnement de l’institution qu’il dirige, les changements qui y ont été apportés et surtout la détermination renouvelée de faire régner la loi au service du pays et de ses citoyens. C’est notamment le cas dans le dossier des migrants syriens, l'un des plus délicats sur la table de la Sûreté générale.

Le général Choucair s’est aussi longuement étendu sur les relations avec la Syrie du président Ahmad el-Chareh, qui sont en train de se stabiliser et qui sont différentes de celles qui existaient entre le pouvoir et le régime Assad. Dans ce contexte, le directeur de la Sûreté générale s’est déclaré optimiste au sujet de l’amélioration des relations libano-syriennes, précisant qu’il est membre de la commission présidée par le vice-président du Conseil Tarek Mitri pour gérer ce dossier. Il a ainsi affirmé que lors des discussions avec la partie syrienne, qui se sont en partie déroulées sous l’égide de l’Arabie saoudite, la question des prisonniers syriens au Liban a été évoquée, et elle est en train d’être résolue conformément aux dispositions de la loi. De même, les rencontres sont devenues régulières entre la partie syrienne et les Libanais, et elles ont parfois un rythme plus intense en raison des développements. Le Liban fait actuellement un forcing pour faciliter le passage des camions chargés de blé, ainsi que pour le rétablissement du pipeline qui vient d’Irak et qui passe par la Syrie pour finir à Tripoli. En réponse à une question, le général Choucair a révélé que la partie syrienne n’a pas réclamé la libération de détenus libanais, se contentant de demander l’extradition de certains prisonniers syriens dont les dossiers peuvent permettre une telle démarche.

Concernant la question des migrants syriens au Liban, le général Choucair a précisé qu’elle est en train d’être elle aussi réglée, en accord avec les institutions internationales et conformément au plan établi par le gouvernement. L’objectif final, c’est d’aboutir à un statut clair entre les Syriens résidant au Liban avec des papiers légaux et ceux qui n’en ont pas, qui seront appelés à quitter le pays, précise-t-il. En effet, selon lui, il n’y a plus de véritable raison pour un afflux de Syriens, même si, il y a quelques mois, près de 160 000 personnes ont fui le littoral syrien vers le Liban. Mais à mesure que la situation se stabilise en Syrie, ce dossier devient plus facile à régler. À certains diplomates étrangers qui soulèvent cette question avec les autorités libanaises, la SG répond qu’il est désormais possible de s’installer dans certaines régions de Syrie où la situation est stable. En tout cas, selon Choucair, les autorités syriennes coopèrent positivement avec le Liban à ce sujet. Même le dossier des Libanaises détenues dans le camp al-Hol, dans le nord-est de la Syrie, est évoqué sérieusement en vue de son règlement. Au niveau de la présence syrienne au Liban, des études effectuées montrent que le Liban aurait ainsi besoin de 400 000 Syriens en tant que main d’œuvre, alors que pour l’instant, il reste au Liban près d’un million de Syriens. Mais selon lui, la situation est en voie de régularisation.

De même, selon Hassan Choucair, la question de la frontière entre les deux pays est en train d’être traitée. La SG a enrôlé 700 personnes récemment et elle s’apprête à en enrôler 500 de plus en 2026. Près de 400 nouvelles recrues seront ainsi envoyées aux postes-frontières, une partie à l’aéroport et le reste dans les centres de la SG pour accélérer le travail. Dans ce sillage, la SG a repris l’accord conclu avec Libanpost pour faciliter les formalités des Libanais. Il devrait recommencer à être appliqué à partir du 15 octobre. Il mentionne ainsi le nouveau centre ouvert à la Quarantaine qui est appelé à devenir un modèle utilisant toutes les nouvelles technologies, dont l’usage devrait être par la suite généralisé à tous les autres centres.

M. Choucair a ensuite évoqué la détermination du service qu’il dirige à lutter contre le trafic de drogue, notamment le captagon. Il fait ainsi état d’une coopération avec la Syrie, l’Irak, l’Arabie et d’autres pays arabes à ce sujet, qui a d’ailleurs permis au Liban de faire des arrestations spectaculaires et de démanteler des réseaux au-delà des frontières du pays. Il reste sans doute encore beaucoup à faire, mais les mécanismes se mettent en place et, selon lui, l’État reprend l’initiative. Le directeur de la SG fait ainsi remarquer que la coopération est effective et efficace entre les divers services sécuritaires. « C’est l’esprit de l’État qui est en train de se développer au détriment des considérations confessionnelles », dit-il.

Selon lui, en six mois, beaucoup de choses ont été accomplies au niveau de l’État, malgré les circonstances difficiles et malgré les pressions et les tensions et, surtout, malgré les agressions israéliennes répétées. Il salue au passage la détermination du chef de l’État Joseph Aoun et sa coopération avec le président de la Chambre Nabih Berry et avec le Premier ministre Nawaf Salam. Hassan Choucair estime en conclusion que s’il est vrai que la situation générale dans la région est complexe, le Liban, avec la nouvelle équipe au pouvoir, fait de son mieux pour se reconstituer en essayant de rester en dehors des remous. Et, selon lui, des jours meilleurs attendent les Libanais, surtout grâce à l’amélioration des relations du Liban avec son environnement arabe.

« Non, tout ne va pas si mal que cela dans le pays, les institutions de l’État sont en train de se reconstituer après la longue vacance à la tête du pouvoir et en six mois, beaucoup de travail a été accompli. » C’est ce qui ressort de la rencontre des membres du conseil de l’ordre des rédacteurs mené par Joseph Kossaïfi avec le directeur général de la Sûreté générale, Hassan Choucair. Avec clarté et précision, ce dernier a exposé le fonctionnement de l’institution qu’il dirige, les changements qui y ont été apportés et surtout la détermination renouvelée de faire régner la loi au service du pays et de ses citoyens. C’est notamment le cas dans le dossier des migrants syriens, l'un des plus délicats sur la table de la Sûreté générale.Le général Choucair s’est aussi longuement étendu...
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