Un drapeau américain. AFP
Un réseau de plus de 300 serveurs et 100.000 cartes SIM capables de paralyser les télécommunications à New York a été démantelé avant l'Assemblée générale de l'ONU, ont annoncé mardi les autorités américaines.
L'éventuelle cible de ce réseau n'était pas connue dans l'immédiat mais le Secret Service, chargé de la protection des hautes personnalités politiques américaines, a fait état de « communications » entre des « acteurs étatiques » non précisés et des criminels présumés.
« Nous allons continuer à tenter d'identifier les personnes responsables et leurs intentions, y compris de savoir si leur plan était de perturber l'Assemblée générale des Nations unies et les communications du personnel des gouvernements et des services d'urgence pendant la visite officielle des dirigeants du monde à New York et aux alentours », a affirmé le chef du bureau du Secret Service à New York, Matt McCool.
De premières analyses des appareils saisis « montrent des communications cellulaires entre des acteurs étrangers et des individus connus des autorités policières », a-t-il indiqué dans un message vidéo. « Compte tenu du moment, de l'emplacement, de la proximité et du risque de perturbation importante du système de télécommunications de New York, nous avons agi rapidement pour démanteler ce réseau », a expliqué M. McCool, disant ne pas être en mesure de faire état d'arrestation à ce stade.
Les autorités américaines « estiment que le plan est lié au gouvernement chinois », selon une source policière proche de l'enquête citée par la chaîne ABC.
En février 2024, les Etats-Unis avaient annoncé avoir neutralisé un réseau de cyberpirates baptisé Volt Typhoon, visant selon Washington les infrastructures civiles américaines pour le compte de la Chine, ce que Pékin avait catégoriquement démenti.
« Les cyberpirates chinois se positionnent sur les infrastructures américaines pour provoquer le chaos et infliger des dégâts dans le monde réel aux citoyens et aux agglomérations américaines » en vue du moment où la Chine voudrait « frapper » les Etats-Unis, avait alors prévenu le directeur de l'époque du FBI, la police fédérale, Christopher Wray.
Le président américain Donald Trump s'est exprimé mardi au siège des Nations unies à l'occasion de la semaine à haut niveau de l'Assemblée générale de l'ONU qui réunit les dirigeants du monde entier. Les appareils électroniques saisis se trouvaient dans un rayon d'une cinquantaine de kilomètres autour du siège des Nations unies, selon le Secret Service, qui a partagé des images montrant des dizaines de cartes SIM, connectées à des appareils électroniques.
« En plus de permettre de passer des appels téléphoniques anonymes contenant des menaces, ces appareils peuvent servir à mener toute une série d'attaques contre les télécommunications », souligne le Secret Service dans un communiqué. « Cela inclut la mise hors service d'antennes-relais de téléphonie mobile, la possibilité de mener des attaques par déni de service et la facilitation de communications anonymes et cryptées entre des acteurs potentiellement malveillants et des organisations criminelles », ajoute-t-il.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine