Le président français Emmanuel Macron lors d’une visite à l’abbaye bénédictine de Pontlevoy, le 19 septembre 2025. Eliot BLONDET / AFP
Emmanuel Macron a voulu samedi assurer la communauté juive de France de la « mobilisation » du pays contre l'antisémitisme, qu'il souhaite voir « puni très fermement », après avoir demandé au ministre de la Justice de prendre une circulaire en ce sens.
« Face à la haine, la République aura toujours le dernier mot. La Nation sera toujours mobilisée », a écrit le chef de l’État sur X. Conscient de « l’inquiétude des Français juifs » qui témoignent d' »angoisse, solitude, peur », M. Macron a affirmé avoir « demandé au garde des Sceaux d’instruire les procureurs pour améliorer encore la réponse de la justice face à l’antisémitisme et ses nouvelles formes ».
Ce qu'a fait vendredi Gérald Darmanin, dans une circulaire réclamant « une réponse pénale très ferme » aux actes et discours antisémites qui flambent en particulier depuis le 7 octobre 2023, date des attaques sans précédent du Hamas contre Israël et du déclenchement de la guerre à Gaza. « Deux mots d’ordre: vigilance absolue et réponse immédiate, pour repérer et punir très fermement les auteurs d’actes antisémites », a poursuivi M. Macron.
A l'heure où la France doit officiellement reconnaître l'Etat palestinien, lundi devant l'ONU, Emmanuel Macron tente de panser sa relation avec une communauté juive de France qui compte quelque 500.000 personnes et qui lui est devenue largement hostile depuis deux ans. La concomitance de son voyage à New York lundi et du début du Nouvel an juif (Roch Hachana) suscite notamment une vive émotion.


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