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Politique - Assemblée Générale De L’Onu

Joseph Aoun à New York : un programme chargé et des enjeux diplomatiques majeurs

Le ministre des Affaires étrangères Joe Raggi s’est entretenu vendredi avec le secrétaire général de l’ONU, António Guterres.

Joseph Aoun à New York : un programme chargé et des enjeux diplomatiques majeurs

Le président Joseph Aoun présidant une séance du cabinet pour discuter du plan de l’armée visant à désarmer le Hezbollah, au palais présidentiel de Baabda, le 5 septembre 2025. Mohamed Azakir/Reuters

La 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies, qui s’ouvre lundi à New York, revêt une signification particulière : elle marque huit décennies depuis la fondation de l’ONU en 1945, conçue pour préserver la paix, promouvoir le dialogue et donner une voix égale aux nations, grandes ou petites. Dans un monde traversé par les conflits et la fragmentation géopolitique, cette commémoration se veut un rappel du rôle indispensable du multilatéralisme.

C’est dans ce contexte que le président libanais Joseph Aoun arrivera à New York samedi soir, accompagné de son épouse Neemat Aoun et d’une délégation restreinte composée notamment du ministre des Affaires étrangères, Joe Raggi, ainsi que de plusieurs conseillers. Chacun dispose d’un programme préétabli, bien que certaines rencontres se dérouleront en commun. Cette organisation illustre la volonté de maximiser la visibilité libanaise malgré les restrictions budgétaires qui limitent la représentation de haut niveau.

« La participation du Liban à cette 80e session illustre une volonté claire de renouer avec la scène internationale après des années d’effacement relatif », relève à L’Orient-Le Jour une source diplomatique arabe de haut niveau aux Nations unies.

Le ministre Raggi se trouve déjà à New York, où il s’est entretenu vendredi avec le secrétaire général de l’ONU, António Guterres. À notre journal, il a affirmé ne pas être très optimiste quant à la perspective d’un désarmement volontaire du Hezbollah, ajoutant qu’Israël est déterminé à aller jusqu’au bout de son objectif.

Le programme de Aoun « assez chargé »

Dès dimanche, le président et la Première dame assisteront, quant à eux, à une messe en leur honneur à l’église Lady of Lebanon à Brooklyn célébrée par l’évêque maronite Gregory Mansour. Le même jour, Joseph Aoun tiendra une réunion privée à New York. « Le programme du président le dimanche est assez chargé », note la source diplomatique. Le président participera lundi à la cérémonie commémorant les 80 ans de l’ONU. En marge, la Première dame, en tant que présidente de la Commission nationale de la femme libanaise, prendra la parole à la conférence de haut niveau de la Commission de la condition de la femme des Nations unies (CSW), principal organe intergouvernemental mondial/Onu Femmes. « Une réunion sur la solution à deux États est prévue lundi après-midi, à laquelle devrait prendre part le président libanais ou le ministre des Affaires étrangères, ce qui n’a pas encore été confirmé », explique la source diplomatique. Il convient de rappeler que le texte préparé par la France et l’Arabie saoudite se veut une feuille de route pour les pays qui s’apprêtent à reconnaître l’État palestinien, lundi, à New York.

Diplomatie bilatérale, mais pas de rencontre avec Trump

Le séjour new-yorkais de Joseph Aoun sera marqué par une série de rencontres bilatérales, certaines déjà confirmées, d’autres encore en négociation. Mais une certitude s’impose : aucune entrevue n’est prévue avec le président américain. « Le président Trump ne prévoit pas de tête-à-tête diplomatique en marge de l’Assemblée générale », affirme la source diplomatique. Selon des informations de presse, M. Aoun assistera toutefois au dîner organisé par le président américain mardi. L’ambassadrice du Liban aux États-unis, Mme Nada Hamadé, et le représentant permanent du Liban auprès des Nations unies, Ahmad Arafa, organisent pour leur part une réception en l’honneur du président Aoun et de la Première dame mercredi à la Union League Club de New York. Moment fort du déplacement : le discours du président libanais à la tribune de l’Assemblée générale mardi après-midi. Le ministre des Affaires étrangères, lui, multipliera les réunions parallèles : Mouvement des non-alignés (NAM), Organisation de la coopération islamique (OCI), sommet sur le climat. En revanche, « faute de moyens, le Liban ne sera pas représenté à la réunion sur l’intelligence artificielle. » « Pour des raisons budgétaires, la représentation de haut niveau libanaise est restreinte », regrette la source diplomatique, tout en soulignant l’importance de la présence de la ministre de la Jeunesse et des Sports, dont la participation reste à confirmer.

Retour affirmé aux forums multilatéraux

Le Liban entend renouer avec une participation active aux réunions de haut niveau, après plusieurs années d’absence. La réunion traditionnelle des ministres arabes des Affaires étrangères, prévue lundi, marquera également une étape symbolique du retour du Liban dans les cercles régionaux.

Au-delà des contraintes logistiques et financières, la présence du Liban à l’Assemblée générale se veut un signal politique fort. En réinvestissant les forums multilatéraux, Beyrouth ambitionne de réaffirmer son rôle, se repositionner dans les débats internationaux et réintégrer pleinement le concert des nations.

À l’heure où l’ONU célèbre son 80e anniversaire, le Liban, longtemps en retrait, choisit de reprendre la parole sur la scène mondiale.

La 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies, qui s’ouvre lundi à New York, revêt une signification particulière : elle marque huit décennies depuis la fondation de l’ONU en 1945, conçue pour préserver la paix, promouvoir le dialogue et donner une voix égale aux nations, grandes ou petites. Dans un monde traversé par les conflits et la fragmentation géopolitique, cette commémoration se veut un rappel du rôle indispensable du multilatéralisme.C’est dans ce contexte que le président libanais Joseph Aoun arrivera à New York samedi soir, accompagné de son épouse Neemat Aoun et d’une délégation restreinte composée notamment du ministre des Affaires étrangères, Joe Raggi, ainsi que de plusieurs conseillers. Chacun dispose d’un programme préétabli, bien que certaines rencontres se dérouleront...
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L’intelligence naturelle du président vaut mille IA

Hitti arlette

22 h 06, le 20 septembre 2025

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  • L’intelligence naturelle du président vaut mille IA

    Hitti arlette

    22 h 06, le 20 septembre 2025

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