Un pompier palestinien court vers un bâtiment touché par les tirs de l'armée israélienne lors d'une opération militaire dans le village occupé de Surda, près de Ramallah, en Cisjordanie, le 19 septembre 2025. Photo AFP/JAAFAR ASHTIYE
L'annexion de la Cisjordanie occupée, dont la menace est agitée par des responsables israéliens en représailles à la reconnaissance d'un Etat palestinien par la France et d'autres pays, est « une ligne rouge claire », a mis en garde vendredi la présidence française.
Lors d'une conférence lundi à New York, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU, seront représentés « dix pays qui ont décidé » de « procéder à la reconnaissance de l'Etat de Palestine », a dit un conseiller du président Emmanuel Macron à la presse.
Outre la France, à l'origine de cette initiative, « il s'agit de l'Andorre, de l'Australie, de la Belgique, du Canada, du Luxembourg, du Portugal, de Malte, du Royaume-Uni et de Saint-Marin », a-t-il précisé.
Emmanuel Macron prononcera un discours par lequel il formalisera cette reconnaissance lundi vers 15H00 heure de New York (19H00 GMT), lors de cette conférence qu'il coprésidera avec le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane. Ce dernier, « aux dernières nouvelles que nous avons, interviendra en visioconférence », a-t-on expliqué de source française.
Israël ne cesse de protester contre ces reconnaissances, affirmant qu'il n'y aura pas d'Etat palestinien, et que cela récompense le Hamas, qui a mené l'attaque sanglante du 7 octobre 2023 sur le sol israélien.
Des responsables israéliens ont ouvertement menacé la France de représailles diplomatiques, mais aussi d'annexer la Cisjordanie, occupée par Israël depuis 1967.
« Notre agenda est positif. Ce n'est pas un agenda de représailles et de contre-représailles. Nous faisons un effort de paix », a répondu l'Elysée à la possibilité de mesures de rétorsions israéliennes.
En revanche, « l'annexion de la Cisjordanie est une ligne rouge claire », a ajouté la présidence française. « C'est évidemment la pire violation possible des résolutions des Nations unies », a-t-elle insisté, tout en soulignant qu'elle n'avait été à ce jour ni « confirmée » ni « mise en oeuvre ».
« L'essentiel est de prendre toutes les mesures possibles aujourd'hui pour préserver la solution des deux Etats. Evidemment, l'annexion de la Cisjordanie serait une des mesures qui compromettrait le plus gravement cette perspective », a-t-on encore prévenu dans l'entourage d'Emmanuel Macron.
La France souhaite continuer de convaincre les Israéliens, les partenaires « qui nous sont le plus proches, historiquement et pour des raisons d'amitié intangible, indiscutable », du bien-fondé de sa démarche, a-t-on assuré de même source.


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