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Société - Corruption

Une femme de ménage au Palais de justice de Baabda arrêtée pour avoir photographié des pièces confidentielles

La jeune femme est soupçonnée d'avoir collaboré avec un réseau de courtiers.

Une femme de ménage au Palais de justice de Baabda arrêtée pour avoir photographié des pièces confidentielles

Le Palais de justice de Baabda. Photo d’archives ANI

Présumée avoir collaboré avec un réseau de courtiers pour servir leurs activités illégales, une femme de ménage employée au Palais de justice de Baabda a été arrêtée récemment, ainsi que six de ces intermédiaires, sur instruction du procureur général près la cour d’appel du Mont-Liban, Sami Sader.

L’information, publiée jeudi par le journal ad-Diyar, a été confirmée à L’Orient-Le Jour par plusieurs sources du Palais de justice, selon lesquelles la jeune femme est soupçonnée d'avoir exploité son poste pour entrer dans les bureaux des magistrats et photographier des documents confidentiels, notamment des procès-verbaux d’enquêtes.

Les faits ont été découverts de manière fortuite, lors de l’interrogatoire, par la police judiciaire, d’un homme arrêté dans une affaire de stupéfiants. Le décryptage de son appareil portable aurait révélé des conversations et des photos en lien avec des dossiers judiciaires se trouvant dans des bureaux de juges d’instruction. Les investigations sont toujours en cours, d’autres personnes pouvant également être impliquées dans l’affaire.

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Une source judiciaire indique à L’OLJ que les couloirs du Palais de justice sont fréquentés par des personnes qui se présentent à des justiciables comme des « facilitateurs », leur proposant des services payants, tels que l’accès accéléré à des documents difficiles à obtenir rapidement par les voies officielles. Connaissant les rouages du système judiciaire, et les parties capables de débloquer les procédures, ces individus rôdent à proximité des greffes des tribunaux et des salles d’audience. Ils collaborent parfois avec des avocats et des auxiliaires de justice, ou encore, comme dans le cas présent, avec des personnes vulnérables qui, généralement, ne mesurent pas la gravité de leurs actes.

La source précitée indique que la loi interdit ce type de pratiques, passibles notamment de poursuites pour corruption.

Présumée avoir collaboré avec un réseau de courtiers pour servir leurs activités illégales, une femme de ménage employée au Palais de justice de Baabda a été arrêtée récemment, ainsi que six de ces intermédiaires, sur instruction du procureur général près la cour d’appel du Mont-Liban, Sami Sader.L’information, publiée jeudi par le journal ad-Diyar, a été confirmée à L’Orient-Le Jour par plusieurs sources du Palais de justice, selon lesquelles la jeune femme est soupçonnée d'avoir exploité son poste pour entrer dans les bureaux des magistrats et photographier des documents confidentiels, notamment des procès-verbaux d’enquêtes.Les faits ont été découverts de manière fortuite, lors de l’interrogatoire, par la police judiciaire, d’un homme arrêté dans une affaire de stupéfiants. Le...
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