Les représentants de plusieurs organisations palestiniennes se sont rassemblés et ont organisé un sit-in devant le mémorial érigé pour les victimes de Sabra et Chatila, à Beyrouth-Ouest, le 16 septembre 2025. Photo ANI
A l’occasion du 43ᵉ anniversaire des massacres de Sabra et Chatila, plusieurs organisations militant en faveur du droit au retour des réfugiés palestiniens - Thabit, le Congrès populaire des Palestiniens de l’étranger ou encore l'organisation pour le retour des Palestiniens - ont organisé mardi un sit-in devant le mémorial érigé pour les victimes à Beyrouth-Ouest.
Le massacre de Sabra et Chatila a été perpétré du 16 au 18 septembre 1982 par des miliciens chrétiens sous les yeux de l'armée israélienne, deux jours après l’assassinat du président élu Bachir Gemayel dans un attentat à la bombe à Achrafieh.
« Le massacre de Sabra et Chatila, qui a coûté la vie à des milliers d’innocents palestiniens, libanais et d’autres nationalités, restera un témoignage de la brutalité de l’occupation sioniste et de ses alliés, et ce qui arrive aujourd’hui à nos compatriotes à Gaza est la continuité de ce cycle de sang depuis la Nakba » ont déclaré les organisateurs dans leur discours. Ils ont aussi remercié la municipalité de Ghobeyri pour son soutien.
L'association Aamal el-Jamahiri, bras social et civil du Hamas, a publié un communiqué affirmant qu'il s'agit de « l’un des massacres les plus atroces perpétrés par l’occupation israélienne contre le peuple palestinien, au cours duquel des centaines de Palestiniens et de Libanais ont été tués par balles, haches et couteaux en l’espace de trois jours ».
La Résistance comme réponse
Le groupe issu du groupe islamiste palestinien a ajouté que « la réponse aux crimes de l’occupation israélienne à Sabra et Chatila, à Gaza et en Cisjordanie, doit être la poursuite et le soutien à la résistance, l’unité nationale palestinienne et la confrontation des plans de l’occupant. »
Le gouvernement libanais exige le retour au monopole d’État sur les armes, notamment celles du Hezbollah et des factions palestiniennes, rappelle-t-on. L'armée libanaise a déjà entamé le démantèlement de l'arsenal et des positions militaires du Hezbollah au sud du Litani, le fleuve délimitant une large bande frontalière avec Israël, depuis l'entrée en vigueur de l'accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024.
Quant à la collecte des armes dans les camps palestiniens, elle a débuté dans celui de Bourj el-Brajné, dans la banlieue-sud de Beyrouth, début août. L’armée libanaise a par la suite collecté l’armement palestinien situé dans les camps de Rachidiyé, el-Bass et Bourj el-Chemali (caza de Tyr), au sud du fleuve Litani. Le désarmement des camps palestiniens s'est poursuivi samedi dernier dans les camps de Beddaoui dans le nord et de Aïn el-Héloué, à l’entrée de la ville de Saïda au sud.
Aucun accord n’a pour l’heure été annoncé avec le mouvement Hamas sur une éventuelle remise de son arsenal aux autorités libanaises.



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