Une femme tire son chariot alors qu'elle passe devant un immeuble résidentiel endommagé par les frappes russes à Kramatorsk, le 12 septembre 2025. Photo AFP / TETIANA DZHAFAROVA
L'armée russe a revendiqué samedi la prise d'une nouvelle localité dans la région de Dnipropetrovsk, dans le centre-est de l'Ukraine, qu'elle dit être parvenue à atteindre début juillet.
Dans un communiqué, le ministère de la Défense a affirmé que les soldats russes s'étaient emparés de Novomykolaïvka, un village situé près de la frontière avec la région voisine de Donetsk (est), qui reste l'épicentre des combats sur le front.
L'AFP n'est pas en mesure de confirmer le bien-fondé de cette revendication. Les analystes militaires du projet DeepState, proche de l'armée ukrainienne, assurent que cette localité est toujours sous le contrôle de Kiev.
Dans la région de Donetsk, le parquet ukrainien a par ailleurs annoncé que trois civils avaient tués samedi et sept autres blessés dans un bombardement russe sur la ville de Kostyantynivka. Mieux équipées et surtout plus nombreuses, les forces russes continuent de mener des actions offensives sur le front en Ukraine depuis des mois et d'y grignoter du terrain dans certains secteurs.
Fin août, l'Ukraine avait pour la première fois reconnu que les soldats russes avaient pénétré dans la région de Dnipropetrovsk, où Moscou avait annoncé des avancées dès le mois de juillet. L'armée russe contrôle actuellement environ 20% du territoire ukrainien.
Le Kremlin exige que l'Ukraine se retire de certaines zones qu'elle continue de partiellement administrer, notamment de la région de Donetsk, en tant que condition préalable à l'arrêt des hostilités. Kiev rejette cette idée. La région de Dnipropetrovsk ne fait pas partie des cinq régions ukrainiennes dont Moscou revendique l'annexion, qui sont celles de Donetsk, Kherson, Lougansk, Zaporijjia et la Crimée.
Vendredi, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé que son homologue russe Vladimir Poutine voulait « occuper toute l'Ukraine » et ne s'arrêterait pas tant que son but ne serait pas atteint, même si les Ukrainiens acceptaient de céder des territoires.
Pour sa part, le Kremlin a estimé vendredi que les négociations de paix avec Kiev étaient en « pause » après l'échec ces derniers mois de plusieurs tentatives pour mettre fin diplomatiquement au conflit déclenché par l'attaque russe à grande échelle de l'Ukraine en février 2022.


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