Le chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil lors du dîner de l'antenne du parti à Tripoli, au Liban-Nord le 12 septembre 2025. Photo Ani
Le président du Courant patriotique libre (CPL), le député Gebran Bassil, a déclaré qu’il était inacceptable, tant pour les Libanais que pour les Tripolitains, que Tripoli soit « détachée » du Liban.
« Nous ne pouvons envisager un Liban auquel il manquerait un quelconque composant. Nous ne pouvons le voir autrement que dans cette diversité, et c’est le grand défi auquel nous faisons face aujourd’hui : quel Liban voulons-nous ? », a affirmé le chef du courant aouniste au cours du dîner de la branche du parti à Tripoli, au Liban-Nord. L’ancien président Michel Aoun, fondateur du mouvement, était notamment présent.
« Ce défi concerne tous les Libanais, surtout quand on voit ce qui se passe dans la région et comment le spectre du partage est devenu réalité, de l’Irak à la Syrie. Nous devons l’écarter de chez nous », a ajouté Gebran Bassil. « Pouvons-nous, en tant que Libanais, préserver notre unité malgré ce qui se passe dans la région ? Cette question se pose aux habitants du Nord et de Tripoli : les Tripolitains accepteraient-ils que quelqu’un les détache du Liban et les rattache à un autre pays ? », a interrogé le député.
Le chef du courant aouniste réagissait à une polémique née en juillet autour d'une déclaration de l’émissaire américain Tom Barrack, qui avait affirmé que le Liban risquait de « revenir à Bilad al-Cham », c’est-à-dire à la Grande Syrie, s’il ne désarmait pas le Hezbollah et ne lançait pas de réformes, suscitant chez les habitants de la grande ville du Liban-Nord la crainte d’un hypothétique rattachement au giron syrien.
D’autres informations non confirmées faisaient état de velléités de l’administration syrienne, partagées par des rebelles islamistes ayant renversé le régime de Bachar el-Assad en décembre dernier, de rattacher plusieurs régions libanaises à son territoire dans le cadre des négociations avec Israël concernant le Golan. M. Barrack avait alors balayé ces informations, évoquant des rumeurs infondées, tandis que le député de Tripoli Achraf Rifi avait estimé que ces informations étaient véhiculées par le Hezbollah pour justifier le maintien de son arsenal.
Considérée comme la seconde ville du Liban, Tripoli est la cité la plus peuplée après Beyrouth et la seule à posséder un port équipé pour accueillir des porte-conteneurs. Mais le développement de la ville a rarement été au centre des préoccupations des différents gouvernements qui se sont succédé.



Du populisme 'cheap' ....Il n'arrete pas de se surpasser le gendrillon!
21 h 48, le 12 septembre 2025