Des Palestiniens transportent leurs biens alors qu'ils évacuent la ville de Gaza vers le sud de la bande côtière, le 11 septembre 2025. Photo AFP/EYAD BABA
La France entend accentuer la pression sur le gouvernement israélien pour qu'il mette fin à la guerre à Gaza, a assuré vendredi le chef de la diplomatie française, espérant une inflexion de pays de l'Union européenne pour imposer des sanctions.
« Évidemment, nous voulons continuer d'accentuer la pression sur le gouvernement israélien, pas sur le peuple israélien avec lequel la France a des liens », a néanmoins précisé Jean-Noël Barrot sur France Inter. Il a souligné que des sanctions de l'Union européenne à l'encontre d'Israël n'avaient pu être prises faute d'unanimité, mais a noté une inflexion de la position. « Mercredi, dans son discours au Parlement européen, pour la première fois, la présidente de la Commission européenne a fait des ouvertures sur la sanction de certains responsables israéliens, sur la remise en cause de certaines des dimensions commerciales de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël », a-t-il ainsi relevé.
Parallèlement, le ministre s'est félicité de la perspective de l'adoption d'un texte à l'ONU vendredi condamnant le Hamas. « On retiendra le 12 septembre comme le jour de l'isolement international définitif du Hamas », a-t-il estimé. « Aujourd'hui, pour la première fois, à l'initiative de la France, les Nations Unies vont condamner le Hamas », a-t-il expliqué.
Il a assuré que ce texte, préparé par la France et l'Arabie saoudite, « qui condamne le Hamas et ses crimes, qui appelle à son désarmement et à son exclusion définitive de toute participation à l'avenir de la Palestine » serait « largement adopté ».
L'Assemblée générale de l'ONU se prononce vendredi sur la « déclaration de New York » visant à donner un nouveau souffle à la solution à deux Etats, israélien et palestinien, mais en excluant sans équivoque le Hamas.
Israël fustige depuis près de deux ans l'incapacité de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité à condamner les attaques sans précédent du mouvement islamiste radical palestinien du 7 octobre 2023.


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