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Moyen-Orient - Irak

Le niveau de l'Euphrate au plus bas, son écosystème menacé

Le ministère irakien des Ressources hydriques a indiqué que les réserves d'eau actuelles dans les barrages et réservoirs ne représentaient que 8% de leur capacité de stockage.

Des garçons jouent dans une étendue frappée par la sécheresse, connue localement sous le nom de « mer de Najaf », autrefois un lac alimenté par les affluents de l'Euphrate, à l'est de Najaf, le 9 septembre 2025. Photo AFP/QASSEM AL-KAABI

Historiquement bas, le niveau de l'Euphrate en Irak menace désormais l'écosystème du fleuve, s'inquiètent autorités et experts, alors que le pays frappé par la sécheresse est confronté à la pire pénurie d'eau de son histoire. L'Irak, pays de 46 millions d'habitants, subit de plein fouet les effets du changement climatique, avec des températures en hausse, des sécheresses récurrentes et une baisse du débit de ses fleuves.

Les autorités pointent également les barrages construits en amont, en Iran et en Turquie, qui ont fortement réduit le débit du Tigre et de l'Euphrate, deux fleuves millénaires essentiels à l'irrigation du pays.

L'Irak reçoit actuellement, selon les autorités du pays, moins de 35 % de la part qui lui est allouée du Tigre et de l'Euphrate.

L'impact est particulièrement ressenti dans le sud, où la réduction du débit alimente la pollution de l'eau et la prolifération rapide d'algues. « Ces dernières semaines, l'Euphrate a connu son niveau d'eau le plus bas depuis des décennies », en particulier dans le sud, a expliqué Hassan al-Khatib, expert de l'université de Koufa.

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Pour maintenir le débit de l'Euphrate, l'Irak libère plus d'eau de ses réservoirs qu'il n'en reçoit, une mesure qui pourrait ne pas être viable à long terme. Et cette eau venue de réserves vieillissantes entraîne la prolifération d'algues dans le fleuve, épuisant l'oxygène et mettant en péril la vie aquatique. Le ministère irakien des Ressources hydriques a indiqué que les réserves d'eau actuelles dans les barrages et réservoirs ne représentaient que 8% de leur capacité de stockage.

Dimanche, le ministère de l'Environnement a mis en garde contre l'augmentation de la pollution bactérienne et la présence d'algues sur de vastes zones dans la province de Kerbala, ainsi que la « très mauvaise qualité de l'eau » dans la province voisine de Najaf, dans le centre du pays. À Nassiriya, chef-lieu de la province de Dhi Qar (sud), un photographe de l'AFP a vu des jacinthes d'eau fleurir dans l'Euphrate. 

Présentes en Irak depuis les années 1990, cette plante envahissante s'est développée en raison du faible débit de l'eau. Elle peut absorber jusqu'à cinq litres d'eau par jour et empêche le passage de la lumière, du soleil et de l'oxygène, essentiels à la vie aquatique, a indiqué M. Khatib. 

Le ministère de l'Environnement a affirmé lundi que la qualité de l'eau était jusqu'à présent « acceptable » dans le sud et le centre de l'Irak.

Historiquement bas, le niveau de l'Euphrate en Irak menace désormais l'écosystème du fleuve, s'inquiètent autorités et experts, alors que le pays frappé par la sécheresse est confronté à la pire pénurie d'eau de son histoire. L'Irak, pays de 46 millions d'habitants, subit de plein fouet les effets du changement climatique, avec des températures en hausse, des sécheresses récurrentes et une baisse du débit de ses fleuves.Les autorités pointent également les barrages construits en amont, en Iran et en Turquie, qui ont fortement réduit le débit du Tigre et de l'Euphrate, deux fleuves millénaires essentiels à l'irrigation du pays.L'Irak reçoit actuellement, selon les autorités du pays, moins de 35 % de la part qui lui est allouée du Tigre et de l'Euphrate.L'impact est...
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