Des personnes participent à une manifestation organisée par les familles des otages israéliens capturés dans la bande de Gaza depuis les attaques d'octobre 2023, appelant à agir pour obtenir leur libération et un cessez-le-feu dans la guerre contre le Hamas, à Jérusalem, le 7 septembre 2025. Photo AFP / JOHN WESSELS
Le président français Emmanuel Macron a redit mercredi son « soutien indéfectible » aux familles d'otages retenus à Gaza, dont il a reçu cinq représentants à l'Elysée avant la conférence sur la reconnaissance d'un Etat palestinien le 22 septembre à New York, a indiqué l'Elysée.
Il leur a redit « la tristesse et la compassion de la France suite aux actes barbares commis par le groupe terroriste Hamas le 7 octobre 2023 en Israël » et son « soutien indéfectible » alors que 47 otages - dont 25 présumés morts - sont toujours retenus selon l'armée israélienne.
Il a aussi réaffirmé que la France, qui a lancé cette initiative pour la reconnaissance de la Palestine avec l'Arabie saoudite, « met tout en œuvre pour parvenir à la libération de tous les otages ».
Ses interlocuteurs ont insisté sur la nécessité, « dans toute démarche », de bien « garder à l'esprit » le sort des otages, a indiqué Daniel Shek, coordinateur du Forum des familles d'otages, à l'AFP. Durant cet échange, qui a duré plus d'une heure, « il nous a assurés qu'il les avait en permanence à l'esprit sur ses écrans radar », a-t-il ajouté, en espérant que l'initiative diplomatique aide à « débloquer la situation ».
Etaient présents la mère de Guy Gilboa Dalal, le père de Guy Iluz, le frère de Nimrod Cohen et la mère de Evyatar David.
Vendredi, le Hamas a diffusé une vidéo de Guy Gilboa Dalal, âgé de 22 ans au moment de son enlèvement. On l'y voit dans une voiture se déplaçant entre des immeubles détruits.
Début août, Evyatar David, 24 ans, était apparu, très affaibli, dans une autre vidéo publiée par le mouvement islamiste palestinien.
Fin juillet, M. Macron a annoncé que la France allait reconnaître l'Etat de Palestine à l'Assemblée générale de l'ONU en septembre. Dans la foulée, plus d'une dizaine de pays occidentaux parmi lesquels le Canada, l'Australie et la Belgique ont appelé d'autres nations du monde à faire de même.
Cette décision a provoqué une crise entre Israël et la France, le Premier ministre Benjamin Netanyahu accusant Emmanuel Macron « d'alimenter le feu antisémite » dans son pays.
Les tensions s'aggravent à l'approche de la conférence internationale sur la Palestine qu'Emmanuel Macron coprésidera avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane le 22 septembre à New York, avant l'Assemblée générale des Nations unies.
Le gouvernement israélien a ainsi déclaré le président français persona non grata en Israël tant qu'il ne reviendra pas sur sa décision de reconnaître un Etat palestinien.
L'attaque du 7 octobre a causé la mort de 1.219 personnes en Israël, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles.
Les représailles israéliennes ont causé au moins 64.300 morts à Gaza, en majorité des femmes et des enfants, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l'autorité du Hamas, et dont les données sont jugées fiables par l'ONU.


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