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Moyen-Orient - Réactions Internationales

Les frappes israéliennes sur Doha déchaînent les condamnations et irritent Donald Trump

Le chef de la Maison-Blanche prend contact avec cheikh Tamim al-Thani et Netanyahu, et fait savoir que l’attaque ne favorise pas les objectifs d’Israël ni des États-Unis.

Réagissant mardi soir à l’attaque israélienne de Doha, qui avait pris pour cible le matin même des responsables du Hamas au Qatar, le président américain Donald Trump s’est entretenu au téléphone avec l’émir cheikh Tamim al-Thani et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. La Maison-Blanche a fait savoir par la bouche de son porte-parole que l’opération « ne favorise pas les objectifs d’Israël ni de l’Amérique » et a laissé « une très mauvaise impression » sur le chef de l’exécutif US.C’est l’Iran qui avait réagi en premier, quelques heures après les explosions entendues à Doha. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a ainsi qualifié l’attaque israélienne contre des responsables du Hamas au Qatar de « dangereuse » et de « violation du droit international ». Les voisins du Golfe ont aussi rapidement réagi, l’Arabie saoudite condamnant fermement « l’attaque brutale » d’Israël et mettant en garde contre les « conséquences dramatiques » de la persistance de Tel-Aviv dans ses « violations criminelles », selon le ministère des Affaires étrangères. Le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane s’est entretenu avec l’émir du Qatar et a réaffirmé le soutien à l’émirat, se disant prêt à mobiliser toutes ses capacités pour assister ce pays après l’attaque, rapporte l’agence officielle saoudienne. Fer de lance de la normalisation avec Israël, les Émirats arabes unis « se tiennent aux côtés du Qatar » et condamnent l’attaque israélienne « traîtresse » qui l’a ciblé, a déclaré le conseiller diplomatique du président émirati.Alliée du Qatar, la Turquie a de son côté affirmé que l’attaque israélienne à Doha montrait qu’Israël « avait adopté l’expansionnisme et le terrorisme comme politique d’État ». Le président palestinien Mahmoud Abbas a de son côté affirmé que l’attaque constituait une « violation flagrante du droit international » et une escalade menaçant la « stabilité régionale », selon un communiqué de la présidence reproduit par l’agence de presse palestinienne officielle WAFA. Le Jihad islamique ainsi que le Hezbollah libanais ont pour leur part condamné un « acte criminel par excellence » et une « lâche agression » respectivement.

Réactions libanaises

Le président de la République Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam ont presque simultanément publié sur la plateforme X des messages condamnant les frappes israéliennes sur Doha. Les deux dirigeants ont dénoncé l’« agression » et affiché leur soutien à « l’État frère du Qatar ». Le président du Parlement Nabih Berry a quant à lui insisté sur la nécessité de « freiner l’agression israélienne et son terrorisme au-delà des frontières de la Palestine ». L’attaque israélienne « s’inscrit dans la série d’attaques commises par Israël, qui témoignent de sa volonté de saboter tous les efforts déployés pour instaurer la stabilité et la sécurité dans les pays de la région, ainsi que la sécurité de leurs peuples », a écrit le chef de l’État. Plus tard dans la soirée, M. Aoun a contacté l’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, a rapporté la présidence libanaise sur X. Il a souligné que « le Liban, quotidiennement victime d’agressions israéliennes condamnables, se tient aux côtés de l’État du Qatar et de son peuple frère ». Il a également affirmé que cette attaque « ne visait pas seulement les dirigeants du Hamas et les civils à Doha, mais aussi les efforts du Qatar pour établir la paix et la sécurité dans la bande de Gaza et mettre fin aux massacres quotidiens perpétrés par Israël contre le peuple palestinien ». Dans ce cadre, il a appelé à « une mobilisation arabe et internationale unique pour empêcher Israël de continuer à compromettre la sécurité et la stabilité des pays de la région ». Nawaf Salam a lui aussi « condamné avec la plus grande fermeté l’agression israélienne ayant visé l’État frère du Qatar », appelant « la communauté internationale à assumer ses responsabilités afin de mettre un terme aux agressions israéliennes répétées qui menacent la sécurité et la stabilité de l’ensemble de la région ».

Réactions occidentales

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a lui aussi condamné la « violation flagrante » de la souveraineté territoriale du Qatar, « un pays qui joue un rôle positif pour parvenir à un cessez-le-feu (à Gaza) et à la libération des otages », a-t-il déclaré à la presse. « Toutes les parties doivent travailler pour permettre un cessez-le-feu permanent, pas pour le détruire », a-t-il ajouté. Le pape américain Léon XIV a lui aussi réagi rapidement : « Il y a des nouvelles vraiment graves en ce moment », en parlant des frappes israéliennes sur Doha. Avant de déclarer, visiblement inquiet : « Nous ne savons pas comment les choses vont évoluer. C’est vraiment sérieux. » Du côté des pays occidentaux, le premier à réagir a été le président français Emmanuel Macron, menant les efforts pour la reconnaissance de l’État palestinien et brouillé avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Le chef de l’État a déclaré que les frappes étaient « inacceptables quel qu’en soit le motif ». « La guerre ne doit en aucun cas s’étendre dans la région », a-t-il réagi sur le réseau X, exprimant sa « solidarité au Qatar et à son émir, cheikh Tamim al-Thani ». Le Premier ministre britannique Keir Starmer a lui aussi condamné les attaques, estimant qu’elles risquent « d’intensifier l’escalade dans toute la région ». Ces frappes « violent la souveraineté du Qatar », a ajouté le dirigeant sur son compte X, renouvelant son appel pour un « cessez-le-feu immédiat, la libération des otages et un afflux d’aide massif à Gaza ».

Réagissant mardi soir à l’attaque israélienne de Doha, qui avait pris pour cible le matin même des responsables du Hamas au Qatar, le président américain Donald Trump s’est entretenu au téléphone avec l’émir cheikh Tamim al-Thani et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. La Maison-Blanche a fait savoir par la bouche de son porte-parole que l’opération « ne favorise pas les objectifs d’Israël ni de l’Amérique » et a laissé « une très mauvaise impression » sur le chef de l’exécutif US.C’est l’Iran qui avait réagi en premier, quelques heures après les explosions entendues à Doha. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a ainsi qualifié l’attaque israélienne contre des responsables du Hamas au Qatar de « dangereuse » et de « violation du droit international ». Les...
commentaires (1)

Incontestablement c'est un acte d'agression tel que défini par la résolution 3314 de l'Organisation des Nations Unies. https://docs.un.org/en/A/RES/3314(XXIX) Désolé car c'est en anglais. En revanche ce n'est pas constitutif du crime de "guerre d'agression" et donc avec une condamnation bien moins forte. Comme c'est une violation de sa Charte, l'Assemblée des Nations Unies ne peut que faire une recommandation de sanctions au Conseil de Sécurité de l'ONU. Au pire, les USA seront démasqués s'ils mettent leur veto pour éviter des sanctions à Israël. Mais qui donc s'en préoccupera vraiment ? :)

CODANI Didier

11 h 53, le 10 septembre 2025

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Commentaires (1)

  • Incontestablement c'est un acte d'agression tel que défini par la résolution 3314 de l'Organisation des Nations Unies. https://docs.un.org/en/A/RES/3314(XXIX) Désolé car c'est en anglais. En revanche ce n'est pas constitutif du crime de "guerre d'agression" et donc avec une condamnation bien moins forte. Comme c'est une violation de sa Charte, l'Assemblée des Nations Unies ne peut que faire une recommandation de sanctions au Conseil de Sécurité de l'ONU. Au pire, les USA seront démasqués s'ils mettent leur veto pour éviter des sanctions à Israël. Mais qui donc s'en préoccupera vraiment ? :)

    CODANI Didier

    11 h 53, le 10 septembre 2025

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