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Dernières Infos - Diplomatie

Ahmed el-Chareh participera au sommet russo-arabe de Moscou en octobre, rapporte le vice-Premier ministre russe

Le dirigeant syrien Ahmad el-Chareh à son arrivée pour une réunion avec le leader druze Walid Joumblatt, dimanche 22 décembre 2024, au palais présidentiel de Damas. Photo AFP

Le président syrien Ahmad el-Chareh devrait participer au sommet russo-arabe qui doit se tenir à Moscou en octobre, a déclaré le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak, lors d'une visite à Damas.

La Russie, qui dispose de deux bases militaires en Syrie, était un soutien majeur de Bachar al-Assad, qui s'est réfugié sur le territoire russe après sa chute en décembre dernier.

« Nous attachons une grande importance à la prochaine visite à Moscou du président syrien en octobre pour participer au sommet russo-arabe. Cette visite contribuera sans aucun doute à renforcer la coopération bilatérale », a déclaré M. Novak, lors d'un entretien avec le chef de la diplomatie syrienne Assaad el-Chaibani.

Pour mémoire

La Russie et la Syrie renforcent les liens et vont revoir les accords conclus sous Assad

« Nous sommes ici avec une grande délégation (..) Nous sommes venus, comme vous l’avez noté, pour ouvrir une nouvelle page dans nos relations », a-t-il ajouté. « Nous considérons la Syrie comme un partenaire prometteur dans la région ».

La Russie était venue au secours de Bachar al-Assad en 2015 en intervenant militairement en Syrie, participant à la répression impitoyable contre les rebelles et jihadistes, notamment en menant des frappes aériennes dévastatrices.

Mais le nouveau pouvoir islamiste syrien, résolument appuyé par les Etats-Unis, a maintenu les relations avec la Russie.

M. Novak a également souligné que la Russie, en contact avec Israël et toutes les composantes syriennes, pouvait jouer « un rôle stabilisateur » dans le pays, en proie à des violences confessionnelles et régulièrement ciblé par des frappes israéliennes.

Il a ajouté que Moscou discutait avec ses partenaires, notamment le Qatar, de l’aide humanitaire et de la reconstruction énergétique en Syrie.

« La Syrie libérée ouvre avec vous une nouvelle page fondée sur le respect », a affirmé Assaad al-Chaibani, en appelant à ce que toute présence étrangère vise uniquement à « aider les Syriens à bâtir leur avenir ». 

Il a salué la coopération économique avec Moscou et exhorté la Russie à soutenir la « nouvelle Syrie », gage selon lui de stabilité pour la région. 

Damas cherche à bâtir avec Moscou « un nouveau modèle de relations fondé sur la souveraineté et les intérêts communs », a-t-il ajouté.

M. Chaibani s'était rendu à Moscou pour la première fois fin juillet, où il avait rencontré son homologue russe Sergueï Lavrov et affirmé qu'il souhaitait avoir la Russie « à ses côtés ».

Ni M. Lavrov, ni M. al-Chaibani n'avaient cependant évoqué le sort des deux bases militaires que la Russie maintient et souhaite conserver en Syrie : la base navale de Tartous et l'aérodrome militaire de Hmeimim situés sur la côte.


Le président syrien Ahmad el-Chareh devrait participer au sommet russo-arabe qui doit se tenir à Moscou en octobre, a déclaré le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak, lors d'une visite à Damas.
La Russie, qui dispose de deux bases militaires en Syrie, était un soutien majeur de Bachar al-Assad, qui s'est réfugié sur le territoire russe après sa chute en décembre dernier.
« Nous attachons une grande importance à la prochaine visite à Moscou du président syrien en octobre pour participer au sommet russo-arabe. Cette visite contribuera sans aucun doute à renforcer la coopération bilatérale », a déclaré M. Novak, lors d'un entretien avec le chef de la diplomatie syrienne Assaad el-Chaibani. Pour mémoire La Russie et la Syrie renforcent les liens et vont revoir les...