Des soldats libanais devant une colonne de blindés, le 24 mai 2025. Photo d’illustration publiée sur le compte X de l’armée libanaise
Le Parti social national syrien (PSNS) a réagi dimanche, dans un communiqué, aux informations relayées par plusieurs médias libanais ce week-end faisant état d’une descente de l’armée dans ce qui a été présenté comme un camp d’entraînement de militants armés du parti à Choueifate, au sud de Beyrouth, évoquant un « malentendu » et assurant que le lieu en question n’était en réalité qu’un « camp scout ».
La chaîne al-Jadeed avait indiqué samedi qu’une unité de l’armée libanaise avait perquisitionné un camp d’entraînement du PSNS dans la ville de Choueifate, y avait arrêté plusieurs personnes et saisi des armes, du matériel de communication ainsi que des uniformes militaires. Or, selon le PSNS, « le lieu investi par l’armée est une propriété privée utilisée pour des activités éducatives organisées depuis plusieurs années pendant l’été, auxquelles participent des jeunes et des étudiants ». La formation proche du Hezbollah et de l'ex-régime syrien des Assad assure qu'« il n’y a aucun camp ou entraînement militaire du parti sur ce site. Les affirmations relatives à un « camp d’entraînement » sont totalement fausses, selon le parti qui explique qu'il s’agit d’un « terrain agricole qui ne contient aucune infrastructure ou installation militaire ». Samedi soir, le responsable du bureau de l’information du PSNS, Maher el-Dana, a affirmé à Al-Jadeed qu'il s'agit d'un « camp scout ».
Dans un communiqué relayé par l’Agence nationale d’information (ANI, officielle), le PSNS attribue l’intervention de l’armée à un « malentendu », celle-ci ayant reçu des « informations concernant des tirs dans la zone » qui l’ont convaincue de se rendre sur place et de « perquisitionner les lieux » avant de se rendre compte de la méprise, selon le parti.
Plusieurs suspects arrêtés
L’armée n’a pas encore communiqué sur le sujet et le fera dès que les « investigations lancées » auront abouti, selon une source au sein de la troupe contactée par notre publication. Une autre source militaire ajoute qu'un « certain nombre de personnes ont été arrêtées pour leur présence suspecte dans le camp de Choueifate » mais que « la majorité a été relâchée faute de preuves d’activités de nature sécuritaire ». Elle ajoute que « trois personnes sont encore détenues : deux d’entre elles qui étaient déjà recherchées pour avoir tiré en l'air avec des armes à feu, et une dernière qui détient un fusil à pompe sans permis ».
Qu’il s’agisse ou non d’un malentendu, cette descente de l’armée intervient dans un contexte politique et sécuritaire délicat. Vendredi, le gouvernement a approuvé le plan présenté par l’armée pour désarmer les milices sur tout le territoire, à leur tête le Hezbollah qui continue de refuser de remettre ses armes. Grandement affaibli par sa dernière guerre contre Israël, le parti chiite est sous pression des autorités libanaises, de ses adversaires politiques au Liban, et de la communauté internationale, pour désarmer. Entre temps, l'armée israélienne continue de bombarder le Liban-Sud et la Békaa, en violation du cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. Certaines factions palestiniennes dans plusieurs camps palestiniens, également concernées par la décision des autorités de rétablir le monopole de l’État sur les armes, ont commencé à remettre leurs armes.



Le PSNS est un parti Syrien et ne peut avoir de scouts ou n'importe qu'elles autres activités au Liban. Le parti doit être dissout et interdit contrevenant a la sécurité du pays puisqu'il est en contradiction avec la constitution Libanaise prônant que le Liban est la patrie définitive de son peuple. Ce n'est pas l’idéologie du PSNS, il est donc illégal au même titre que les nasséristes ou le hezbollah.
10 h 33, le 09 septembre 2025