Hommes, femmes et enfants traversent le fleuve al-Kabir, qui sépare le Liban-Nord de la Syrie, pour atteindre le Akkar, le 10 mars 2025. Matthieu Karam/L’Orient-Le Jour
L’explosion d’une mine terrestre dimanche soir sur la rive libanaise du fleuve al-Kabir, au niveau de la localité de Khatt el-Batroul frontalière de la Syrie, dans la région de Wadi Khaled (Liban-Nord), a entraîné l’amputation du pied d'un ressortissant syrien, Kh. Ch., rapporte notre correspondant dans le Nord Michel Hallak. La déflagration a été entendue dans toute la région.
La Croix-Rouge a transporté le blessé à l’hôpital Notre-Dame de la Paix à Kobeyate, dans le Akkar, pour y recevoir les soins nécessaires.
Des mines antipersonnel avaient été placées à la frontière libano-syrienne par le régime Assad, devant des villages libanais, notamment après le déclenchement de la guerre civile syrienne en 2011, afin de contrôler les passages frontaliers illégaux. Lorsque le fleuve al-Kabir sort de son lit, les mines terrestres sont souvent emportées vers les rives libanaises, rappelle notre correspondant. En mai 2021 notamment, l'armée libanaise avait publié un avertissement contre ce risque.
Il y a une semaine, les habitants de la localité frontalière de Arida, dans le caza du Akkar au Liban-Nord, avaient exprimé leur inquiétude d'une crue possible du fleuve al-Kabir, en raison de travaux effectués par le ministère des Travaux publics.



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