Le port de pêcheurs de Arida. Photo fournie par Michel Hallak.
Les habitants de la localité frontalière de Arida, caza du Akkar, dans le nord du Liban, ont exprimé leur inquiétude de voir leurs habitations et leurs champs inondés par le barrage construit par le ministère des Travaux publics à l'embouchure du fleuve Nahr Al-Kabir, à cause des travaux entrepris pour rouvrir le poste-frontière de Arida entre le Liban et la Syrie et faciliter la circulation des voitures et des bus, rapporte notre correspondant au Liban-Nord, Michel Hallak.
Lors d’un sit-in symbolique samedi devant le poste-frontière de Arida, ils ont également dénoncé les désagréments et les frais supplémentaires que ces travaux occasionnent aux pêcheurs, désormais contraints d’amarrer leurs embarcations à l’extérieur du port de pêche. Les habitants ont aussi fait part de leur crainte, à l'approche de l'hiver, d'une crue du fleuve Al-Kabir, après l’obstruction d’une partie de son lit par des remblais suite à la destruction du pont par l’aviation israélienne pendant la récente guerre entre l’État hébreu et le Hezbollah.
« Le débit élevé du fleuve entraînera forcément une élévation importante du niveau de l'eau, et le village de Arida sera le premier à être inondé, de même que tous les champs et les terres situés le long du cours du fleuve à Arida, Samakia et Hakr al-Dahri. Ces vastes étendues seront transformées en un immense lac », ont-ils déploré.
Les habitants ont appelé les autorités compétentes, le ministère des Travaux publics et des Transports particulièrement, à trouver rapidement des solutions, afin de protéger la vie et les biens des habitants des villages situés sur la rive libanaise du fleuve Al-Kabir, sous peine d’escalade.


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