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Moyen-Orient - Lettre De Gaza

Noor Alyacoubi depuis Gaza : Le présent s’est transformé en enfer, me rendant prisonnière du passé

L’armée israélienne resserre l’étau sur la ville la plus peuplée de l’enclave, forçant des dizaines de milliers de personnes à se déplacer.

Noor Alyacoubi depuis Gaza : Le présent s’est transformé en enfer, me rendant prisonnière du passé

Chambre de Noor Alyacoubi dans la maison familiale, détruite en mars 2024 par des frappes israéliennes à Gaza. Photo DR

Noor Alyacoubi, 27 ans, traductrice et coordinatrice médias dans un centre de recherche, n’a pas quitté Gaza depuis les premiers jours de la guerre opposant le Hamas à l’État hébreu. La jeune femme se souvient auprès de « L’Orient-Le Jour » de sa maison familiale, détruite en mars 2024 par des frappes israéliennes.« Nostalgie. » Souvent, j’ai usé du terme durant mes cours de littérature à l’université. Jamais, pourtant, je ne l’avais vraiment compris avant d’avoir vécu cette guerre brutale. La nostalgie, c’est le désir ardent de se retrouver dans un lieu ou un souvenir du passé, tout en sachant que c’est impossible. C’est exactement ce que je ressens. Aujourd’hui, je me définirais même comme nostalgique. Le présent s’est transformé en enfer, me rendant prisonnière du passé. Mon esprit, chaque fibre de mon corps sont liés à notre maison...
Noor Alyacoubi, 27 ans, traductrice et coordinatrice médias dans un centre de recherche, n’a pas quitté Gaza depuis les premiers jours de la guerre opposant le Hamas à l’État hébreu. La jeune femme se souvient auprès de « L’Orient-Le Jour » de sa maison familiale, détruite en mars 2024 par des frappes israéliennes.« Nostalgie. » Souvent, j’ai usé du terme durant mes cours de littérature à l’université. Jamais, pourtant, je ne l’avais vraiment compris avant d’avoir vécu cette guerre brutale. La nostalgie, c’est le désir ardent de se retrouver dans un lieu ou un souvenir du passé, tout en sachant que c’est impossible. C’est exactement ce que je ressens. Aujourd’hui, je me définirais même comme nostalgique. Le présent s’est transformé en enfer, me rendant prisonnière du passé. Mon esprit,...
commentaires (5)

Vos mots sont des larmes silencieuses…

Dina HAIDAR

10 h 46, le 19 septembre 2025

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Commentaires (5)

  • Vos mots sont des larmes silencieuses…

    Dina HAIDAR

    10 h 46, le 19 septembre 2025

  • Merci de vos mots, Noor. Ce que le peuple palestinien de Gaza vit et subit dépasse l’entendement. Le déchainement de la folie meurtrière israélienne dans l’indifférence et le silence honteux des démocraties européennes et des É.-U. prendra fin sous peu et l’espoir renaîtra. Vos mots ont parfois le parfum des proverbes (Rien ne revient jamais du passé; la mère est l’âme de la maison) et portent souvent l’habit noir des poètes. Nous sommes privilégiés de vous lire, nous de loin, et vous à Gaza, et de partager certains de vos souvenirs intimes. Merci aussi à l'OLJ.

    Hippolyte

    13 h 19, le 08 septembre 2025

  • Le Peuple Palestinien PAIE de sa vie les REMORDS DES CONSCIENCES Occidentales, Russie inclue.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    12 h 54, le 08 septembre 2025

  • Nous n'habitons plus les maisons du passé : ce sont elles qui nous habitent.

    Politiquement incorrect(e)

    12 h 35, le 08 septembre 2025

  • Nous y vivons toujours ... prêtes à ouvrir tel tiroir pour y chercher tel objet ...

    Marie-Anne Toulouse-noujaim 2531

    20 h 40, le 07 septembre 2025

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