Lingots d’or visibles après avoir été retirés de leurs moules à la raffinerie ABC de Sydney, le 29 avril 2025. David Gray/AFP
Les investisseurs privés se tournent massivement vers l’or, recherchant des placements refuges alors que les incertitudes économiques s’accroissent. Dans une note datée du 3 septembre, la banque américaine Goldman Sachs a estimé que le cours de l’or pourrait dépasser les 4 000 dollars l’once d’ici à la mi-2026.
Dan Struyven, co-responsable de la recherche mondiale sur les matières premières chez Goldman Sachs, a averti que la remise en cause de l’indépendance de la Réserve fédérale risquait d’entraîner « une hausse de l’inflation, une baisse des actions et des obligations à long terme, ainsi qu’une érosion du rôle du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale ». Il a souligné que l’or reste « une réserve de valeur qui ne dépend pas de la confiance envers les institutions ».
Le président américain Donald Trump a par ailleurs intensifié ses efforts pour accroître son emprise politique sur la Fed, alors même que sa capacité à contenir l’inflation est largement considérée comme tributaire de son indépendance vis-à-vis de la Maison-Blanche.
Goldman Sachs a enfin averti qu’un redéploiement de seulement 1 % des capitaux privés investis dans les bons du Trésor américain vers l’or pourrait propulser son prix vers le seuil des 5 000 dollars l’once.


