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Dernières Infos - Yémen

Les employés de l'ONU détenus sont soupçonnés d'espionnage, selon un responsable houthi


La garde d’honneur yéménite transporte les cercueils du Premier ministre du gouvernement yéménite dirigé par les houthis, Ahmed Ghaleb Al-Rahwi (au premier plan), et d’autres responsables tués quelques jours plus tôt dans une frappe israélienne, lors d’une procession funéraire à Sanaa, le 1er septembre 2025. Photo AFP/ Mohammed Huwais.

Les employés de l'ONU arrêtés dimanche au Yémen par les rebelles houthis sont soupçonnés d'espionnage au profit des États-Unis et d'Israël, a affirmé jeudi un haut responsable houthi à l'AFP, sous couvert d'anonymat. 

« Les employés des Nations unies arrêtés sont accusés d’espionnage au profit de l’agression américaine et israélienne, et toute personne dont l’accusation sera confirmée sera traduite en justice », a affirmé ce responsable du ministère des Affaires étrangères des houthis ayant requis l'anonymat.  

L'ONU avait annoncé dimanche la détention d'au moins onze de ses employés au Yémen, quelques jours après la mort du Premier ministre des houthis et onze autres responsables rebelles dans des frappes israéliennes à Sanaa, la capitale aux mains des rebelles depuis 2014. 

Ces insurgés soutenus par l'Iran, qui contrôlent de larges pans du Yémen, détenaient déjà des dizaines d'employés des Nations unies et de plusieurs organisations humanitaires depuis juin 2024.  

À cette époque, les houthis avaient justifié leur arrestations par la découverte d'un « réseau d'espionnage américano-israélien » opérant sous couvert d'organisations humanitaires, des accusations fermement rejetées par l'ONU.

Fin janvier, huit salariés de l'ONU avaient été arrêtés, dont l'un est décédé depuis en détention. 

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a condamné dimanche les « détentions arbitraires » de ses employés au Yémen et appelé à leur « libération immédiate et inconditionnelle ».

Après la mort du Premier ministre des houthis, les rebelles ont mené une série d'arrestations dans les territoires sous leur contrôle. 

Depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée par l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, les houthis ont multiplié les tirs de drones et de missiles contre Israël et des navires marchands qui lui sont liés au large du Yémen, en affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens. 

En représailles, Israël a frappé leurs positions à plusieurs reprises. 


Les employés de l'ONU arrêtés dimanche au Yémen par les rebelles houthis sont soupçonnés d'espionnage au profit des États-Unis et d'Israël, a affirmé jeudi un haut responsable houthi à l'AFP, sous couvert d'anonymat. 
« Les employés des Nations unies arrêtés sont accusés d’espionnage au profit de l’agression américaine et israélienne, et toute personne dont l’accusation sera confirmée sera traduite en justice », a affirmé ce responsable du ministère des Affaires étrangères des houthis ayant requis l'anonymat.  
L'ONU avait annoncé dimanche la détention d'au moins onze de ses employés au Yémen, quelques jours après la mort du Premier ministre des houthis et onze autres responsables rebelles dans des frappes israéliennes à Sanaa, la capitale aux...