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L'AIEA trouve des traces d'uranium dans un site bombardé par Israël en 2007 à Deir el-Zor


L'AIEA trouve des traces d'uranium dans un site bombardé par Israël en 2007 à Deir el-Zor

Une voiture roule dans une rue endommagée à la périphérie de Deir al-Zor, le 24 septembre 2017. AFP

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a trouvé des traces d'uranium en Syrie au cours de son enquête sur un bâtiment détruit par Israël en 2007, que l'agence soupçonnait depuis longtemps d'être un réacteur nucléaire non déclaré, a-t-elle déclaré lundi dans un rapport adressé aux États membres. Le gouvernement de l'ancien président syrien Bachar el-Assad, aujourd'hui déchu, avait affirmé que le site de Deir el-Zor où se trouvait le bâtiment était une base militaire conventionnelle.

L'AIEA a conclu en 2011 que le bâtiment était « très probablement » un réacteur construit en secret que Damas aurait dû lui déclarer. Depuis lors, l'agence s'efforce de parvenir à une conclusion définitive et, dans le cadre d'une nouvelle initiative lancée l'année dernière, elle a pu prélever des échantillons environnementaux en trois endroits non identifiés « qui auraient été fonctionnellement liés » à Deir el-Zor, selon un rapport confidentiel.

L'agence a trouvé « un nombre important de particules d'uranium naturel dans les échantillons prélevés à l'un des trois endroits. L'analyse de ces particules a indiqué que l'uranium est d'origine anthropique, c'est-à-dire qu'il a été produit à la suite d'un traitement chimique », précise le rapport. Le terme « naturel » indique que l'uranium n'était pas enrichi. Le document ne tire aucune conclusion quant à la signification des traces trouvées. « Les autorités syriennes actuelles ont indiqué qu'elles ne disposaient d'aucune information susceptible d'expliquer la présence de telles particules d'uranium », souligne le texte, ajoutant que le gouvernement avait autorisé l'AIEA à accéder à nouveau au site concerné en juin dernier afin de prélever davantage d'échantillons environnementaux.

Au cours d'une réunion tenue le même mois entre le directeur général de l'AIEA Rafael Grossi et le président syrien Ahmad el-Chareh, « la Syrie a accepté de coopérer avec l'Agence en toute transparence, afin de faire la lumière sur ses activités nucléaires passées », poursuit le rapport. M. Grossi a demandé l'aide de la Syrie pour retourner à Deir el-Zor « dans les prochains mois afin de mener des analyses supplémentaires, accéder à la documentation pertinente et s'entretenir avec les personnes impliquées dans les activités nucléaires passées de la Syrie ».

Le rapport indique que l'AIEA prévoit toujours de se rendre à Deir el-Zor et qu'elle évaluera les résultats des échantillons environnementaux prélevés sur l'autre site. « Une fois ce processus achevé et les résultats évalués, il sera possible de clarifier et de résoudre les questions de garanties en suspens liées aux activités nucléaires passées de la Syrie et de clore le dossier », conclut-il.

* Cet article est une traduction d'une information de l'agence Reuters diffusée en anglais

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a trouvé des traces d'uranium en Syrie au cours de son enquête sur un bâtiment détruit par Israël en 2007, que l'agence soupçonnait depuis longtemps d'être un réacteur nucléaire non déclaré, a-t-elle déclaré lundi dans un rapport adressé aux États membres. Le gouvernement de l'ancien président syrien Bachar el-Assad, aujourd'hui déchu, avait affirmé que le site de Deir el-Zor où se trouvait le bâtiment était une base militaire conventionnelle.L'AIEA a conclu en 2011 que le bâtiment était « très probablement » un réacteur construit en secret que Damas aurait dû lui déclarer. Depuis lors, l'agence s'efforce de parvenir à une conclusion définitive et, dans le cadre d'une nouvelle initiative lancée l'année...