Des personnes inspectant les dégâts causés par une frappe aérienne israélienne qui a visé une installation pétrolière la veille à Sanaa, la capitale du Yémen contrôlée par les houthis, le 25 août 2025. Photo Mohammad Huwais / AFP
Les houthis au Yémen ont fait état d'une attaque israélienne jeudi sur la capitale Sanaa, quatre jours après des bombardements meurtriers d'Israël contre les rebelles pro-iraniens qui ont mené plusieurs attaques aux missiles visant le territoire israélien.
« Frappes sur des sites civiles »
« Agression israélienne sur la capitale Sanaa », a écrit la chaîne des houthis, al-Massirah, sur X, sans donner plus de détails. Selon Al Jazeera, au moins « dix explosions » ont été entendues dans la capitale et ses environs ce jeudi après-midi.
Aucun bilan humain faisant état d'éventuelles victimes n'a été immédiatement communiqués par les houthis ou les médias locaux.
Le porte-parole des houthis, Nassredine Amer a ensuite affirmé que l'attaque israélienne près de Sanaa avait visé des « sites civils ». Dans un message publié sur X, Amer a qualifié cette attaque d'« échec comme les précédentes » et a insisté sur le fait qu'elle ne dissuaderait pas « le soutien du Yémen à Gaza ».
De son côté, l'armée israélienne a affirmé que son attaque ciblait un « site militaire » houthi, tandis que le journal Israel Hayom, citant une source sécuritaire, a rapporté que l'attaque visait des « hauts responsables houthis » rassemblés pour une réunion.
Tir intercepté par l'armée israélienne
Ces nouvelles frappes interviennent quatre jours après une série de raids israéliens qui avaient fait dix morts dans la capitale Sanaa. L'armée israélienne avait alors indiqué avoir frappé des sites militaires, dont le palais présidentiel et un site de stockage de carburant, en riposte aux attaques des rebelles yéménites contre Israël.
Mercredi, les houthis ont revendiqué un tir de missile contre Israël après que l'armée israélienne a indiqué avoir intercepté un missile tiré du Yémen, alors que les hostilités entre les deux pays ont
Affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens de Gaza, en proie à bientôt de deux ans d'offensive aérienne et terrestre israélienne, les houthis lancent régulièrement des attaques aux missiles et drones en direction du territoire israélien, mais la plupart sont interceptés.
Ils ont par ailleurs coulé deux navires en mer Rouge mi-juillet, après avoir interrompu pendant plus de six mois leurs attaques, lancées en marge de la guerre à Gaza, contre des navires liés selon eux à Israël sur cette voie maritime stratégique pour le commerce mondial.
Ces rebelles, qui contrôlent de larges pans du Yémen, en guerre depuis 2014, font partie d'une alliance contre Israël mise en place par l'Iran, qui inclut le Hezbollah au Liban et le Hamas palestinien.


