Philippe Lazzarini, le chef de l'agence de l'ONU en charge des réfugiés palestiniens (UNRWA). AFP
Les journalistes et les hôpitaux ne devraient jamais être pris pour cible, a critiqué l'ONU lundi, après qu'une frappe israélienne sur un hôpital à Gaza a tué au moins 20 personnes, dont cinq journalistes. « Les journalistes ne sont pas une cible. Les hôpitaux ne sont pas une cible », a réagi Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme. « L'assassinat de journalistes à Gaza devrait choquer le monde, non pas en le plongeant dans un silence stupéfait mais en le faisant agir », a-t-elle insisté.
Dans le même temps, le chef de l'agence de l'ONU en charge des réfugiés palestiniens (UNRWA) a dénoncé l'inaction « choquante » de la communauté internationale face au conflit à Gaza. Cette frappe revient à « faire taire les dernières voix qui dénoncent la mort silencieuse d'enfants victimes de la famine », a dénoncé Philippe Lazzarini sur X, ajoutant : « L'indifférence et l'inaction du monde sont choquantes ».
Le chef de la diplomatie britannique David Lammy a réagi en se disant « horrifié » par cette frappe. « Je suis horrifié par l'attaque israélienne contre l'hôpital Nasser. Les civils, les professionnels de santé et les journalistes doivent être protégés », a-t-il écrit sur le réseau social X, réitérant un appel à « un cessez-le-feu immédiat ».


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